Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la procureure de la République près le tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, a annoncé que 13 personnes ont été déférées devant la justice le 31 mars dans le cadre d’une affaire de tentative d’assassinat visant le président du Conseil de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina. 11 d’entre elles sont placées en détention provisoire.
«Les investigations ont permis de mettre au jour des échanges entre les mis en cause, par SMS et via des messages cryptés comme WhatsApp», a affirmé Narindra Navalona Rakotoniaina. Selon l’enquête, les suspects auraient projeté d’attenter à la vie du président, tout en tentant une prise de pouvoir illégale.
«Ces communications ont permis d’établir l’existence d’une véritable organisation structurée de ces groupes de personnes», d’après toujours ses explications, avant d’ajouter que «ce projet du coup d’Etat a été préparé de longue date».
Et parmi les personnes citées dans ce dossier, le colonel Patrick Rakotomamonjy, présenté comme l’un des cerveaux de ce putsch avorté, sans mentionner d’autres noms sur la liste des personnes placées en détention préventive.
La procureure a juste annoncé que les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont permis la saisie d’importantes sommes d’argent « d’un montant de 20 milliards d’ariary, identifiée sur un compte ainsi que de plusieurs armes, destinés à mener à bien les opérations et l’attentat. Et des réunions régulières ont été tenues, pour définir les stratégies à adopter », rapporte-t-on.
Un général arrêté
«L’affaire implique également des responsables militaires, dont un général qui s’est publiquement affiché en faveur d’un renversement du pouvoir lors d’une manifestation de rue», martèle la procureure Narindra Navalona Rakotoniaina.
Les charges retenues contre les suspects sont particulièrement lourdes : tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et complicité. Ces infractions sont prévues et réprimées par les dispositions du Code pénal.
A l’issue de leur présentation au parquet, onze des treize suspects ont été placés en détention provisoire, dans l’attente de leur jugement. Par ailleurs, plusieurs autres individus impliqués sont toujours activement recherchés et font l’objet de mandats d’arrêt émis par le juge d’instruction.
N.A




