Suite à des soupçons de fuite de sujets lors du concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (Enmg), les candidats admissibles à l’issue des épreuves écrites ont exprimé leurs préoccupations. Ils appellent à la poursuite du processus et demandent qu’aucune sanction collective ne soit appliquée, dans l’attente des décisions des autorités et de la fixation de la date des épreuves orales.
«Il n’est pas juste que nous, qui avons respecté les règles, subissions les conséquences des erreurs d’autrui», a déclaré un représentant des candidats admissibles. Selon eux, l’ensemble des postulants n’est pas concerné par les irrégularités relevées, ce qui ne justifierait ni l’annulation des étapes suivantes ni une mesure collective.
Les candidats rappellent que leur réussite est le fruit d’un long travail et de nombreux sacrifices. Plusieurs d’entre eux évoquent des difficultés financières et personnelles rencontrées durant la préparation du concours. Ils exhortent les autorités compétentes à prendre des décisions fondées sur la justice et l’équité, et à sanctionner uniquement les auteurs des faits.
«Les sanctions doivent être individuelles et viser les véritables responsables», insistent-ils avec force.
«Pour une justice qui protège les justes, nous demandons que la vérité triomphe. Que les fraudeurs soient sanctionnés avec la plus grande fermeté, tout en préservant le mérite des candidats de bonne foi», ajoutent-ils. Avant de poursuivre que «il ne faut pas laisser la corruption gagner la partie. Ne transformez pas notre réussite légitime en un traumatisme national».
A ce jour, aucune date n’a été annoncée pour l’épreuve orale et la décision finale des autorités reste attendue.
S.A




