La présidence de la Refondation de la République a déposé plainte, le 20 mars, dans l’affaire du Fonds souverain malagasy SA (FSM). Selon le communiqué du le Pôle anti-corruption (Pac) du 4 avril, un ensemble de décaissements jugés irréguliers aurait été effectué entre le 13 février et le 12 mars 2026, pour un montant total dépassant 19,4 milliards d’ariary. Ces opérations sont attribuées au Directeur général (DG) par intérim du FSM, nommé le 27 janvier.
Les faits révélés dressent le portrait d’une gestion pour le moins opaque. Parmi les opérations incriminées figurent notamment l’achat de véhicules pour plus de 12,8 milliards d’ariary, un décaissement de 35 millions d’euros au profit d’une grande entreprise, ainsi qu’un prêt de 5 milliards d’ariary dont la justification reste floue.
Nouveau contexte
Plus troublant encore, l’acquisition, toujours selon le communiqué du Pac, par le FSM de quatre véhicules appartenant personnellement au directeur général par intérim, et immatriculés à son nom et à ceux de membres de sa famille.
Selon le Pac, sur les dix personnes impliquées, huit ont été entendues par le juge d’instruction. Cinq ont été placées en détention préventive à la maison de force de Tsiafahy, une autre incarcérée à Antanimora, tandis que deux personnes ont été placées sous contrôle judiciaire. Les chefs d’accusation sont lourds avec le détournement de derniers publics, le blanchiment de capitaux, l’abus de fonction, l’enrichissement illicite et association de malfaiteurs.
« La situation dans la lutte contre la corruption a changé, car c’est le chef de l’administration publique qui permet aux enquêteurs d’accéder librement aux preuves », a déclaré le directeur général du Bianco, Gaby Nestor Razakamanantsoa, lors de la présentation de son rapport 2025. C’est effectivement le cas.
Tivo Rasam




