Deux cas de meurtre presque similaires se sont produits à Ambatondrazaka et Mahajanga en l’espace d’une dizaine de jours. Les victimes sont toutes les deux des sexagénaires tenant un débit d’alcool. La seule différence, si c’en était une, était que l’affaire à Mahajanga tournait autour d’un règlement de compte alors que celle d’Ambatondrazaka était un pur cambriolage meurtrier. Pour ce dernier cas, la police essaie de déterminer le véritable mobile de cet assassinat.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 3 au 4 avril à Tanamandroso Ambatondrazaka. La tenancière d’épi-bar âgée de 66 ans, est morte égorgée dans son propre débit d’alcool. Le malfrat a laissé sur place l’arme du crime, un couteau, et s’en est allé avec quelques bouteilles de boissons alcoolisées et des effets personnels.
Or vers 2h du matin à Madiotsifafàna, les éléments de la Force d’intervention de la police (Fip) sont tombés nez à nez avec un jeune homme âgé de 19 ans. Le concerné transportait un gros sac et a manifesté des comportements suspects, ce qui a poussé les policiers à le soumettre à une fouille, durant laquelle ils ont retrouvé les objets susmentionnés. Lors de l’enquête préliminaire, le jeune homme a reconnu avoir commis un cambriolage et a conduit les policiers à l’endroit où s’est produit le vol.
Règlement de compte déguisé
Pourtant à l’approche de la maison indiquée, il a tenté de s’enfuir, obligeant son escorte de tirer en l’air pour le sommer de s’arrêter. A l’intérieur de la maison dont les portes étaient entrouvertes, les policiers ont retrouvé le corps sans vie de la mère de famille gisant dans une mare de sang, ainsi que l’arme du crime. Le suspect sera déféré au parquet au terme de l’enquête policière.
Pour en revenir à la tenancière d’épi-bar tuée dans la nuit du 22 au 23 mars à Mahavoky Avaratra Mahajanga, trois suspects ont été jetés en prison après leur défèrement au parquet, vendredi. Il s’agit de sa petite sœur ayant assisté aux événements, sa nièce ainsi que le mari de cette dernière, le principal auteur du meurtre. D’après les explications, c’était un règlement de compte déguisé en cambriolage meurtrier, motivé par des conflits familiaux de longue date.
LR




