Les autorités de la refondation ont décidé de maintenir la nomination des chefs de fokontany. Cette décision ne fait a priori pas l’unanimité et le député élu à Arivonimamo, Antoine Rajerison, l’a d’ailleurs exprimé sur une onde de la capitale.
Alors que le régime de la refondation a choisi de s’en tenir à la nomination, certains acteurs politiques dénoncent un recul démocratique. Pour eux, cette décision ravive un débat jamais réellement tranché.
Michaël Randrianirina, président de la refondation, a déclaré à Fianarantsoa le 4 avril qu’il était trop tôt pour organiser de manière optimale les élections des chefs de fokontany alors que la priorité reste l’organisation de la conférence nationale.
A Fianarantsoa, une représentante des chefs fokontany a rappelé que ces derniers ont toujours collaboré avec les régimes en place. Les fokontany resteront, dans l’immédiat, une structure déconcentrée. Il s’agit là d’un gage de stabilité dans un contexte politique sensible.
Critiques
Face à cette décision, les critiques ne tardent pas. Selon le député Antoine Rajerison, la désignation des chefs de fokontany par voie administrative prive les citoyens d’un droit fondamental, celui de choisir leurs représentants locaux. Il insiste sur le fait que les habitants sont les mieux placés pour élire les personnes dignes de les diriger et de les représenter.
Cette opposition illustre l’attente de la population. En effet, le fokontany constitue l’échelon le plus proche des administrés. À ce titre, son mode de gouvernance a un impact direct sur la participation citoyenne et le développement local.
Pour le député Antoine Rajerison et les défenseurs de l’élection, il ne peut y avoir de développement durable sans une base démocratique solide. Des représentants choisis par la population seraient, selon eux, plus légitimes et plus efficaces dans la gestion des affaires locales. Pour le régime de la refondation, l’essentiel est ailleurs, du moins dans l’immédiat.
Tivo Rasam




