Le trouble est loin d’être à son terme à Antalaha suite à des actes de violence perpétrés par des gendarmes sur des villageois.
Tout à commencé dans la nuit du 2 avril dans la localité de Marofinaritra Ankavia où un bal s’est tenu. Un gendarme en tenue civile mais équipé de son arme de poing figurait parmi les fêtards. Comme tout le monde, il s’est mis à boire mais à force d’avoir fait un peu trop, il s’est créé des ennuis avec des civils, en cherchant la bagarre. Ce qui fut chose faite, mais la rixe allait se dérouler en dehors de l’établissement et, selon les informations reçues, c’est durant le cafouillage que le gendarme aurait perdu son arme.
Après la disparition du pistolet, plusieurs gendarmes issus du poste de gendarmerie d’Antalaha ont fait une descente à Marofinaritra dans l’optique de retrouver l’arme à feu. Ils ont alors procédé à des arrestations de villageois, sans distinction d’âge ni de sexe. Selon les témoignages des villageois arrêtés (actuellement déjà relâchés), les forces de l’ordre les auraient frappés sans ménagement et pire, une jeune femme s’est plainte d’avoir été violée au cours de sa détention. Et quid d’un jeune homme de 20 ans qui a succombé à ses blessures, suite aux coups qu’il a reçus.
Cependant, une source auprès de la gendarmerie a avancé une toute autre version, indiquant que le vingtenaire aurait été blessé au cours d’une rixe entre des civils la nuit du bal, et c’est ce qui aurait conduit à sa mort.
Quoi qu’il en soit, le commandant du groupement de gendarmerie Sava a annoncé qu’une enquête est déjà ouverte pour faire la lumière sur cette affaire. Il a précisé qu’il n’y a aucune tolérance pour les gendarmes ayant enfreint la loi et les règles internes.
ATs.




