Le marché du carburant sous pression. A Antananarivo, la journée d’hier a été encore marquée par de longues files d’attente devant de nombreuses stations-service, pour s’approvisionner en supercarburant SP95. En revanche, le gasoil n’a pas fait l’objet des mêmes pressions.
Face à cette situation, le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) se veut rassurant. Dans un communiqué publié hier, il affirme que « la continuité de l’approvisionnement en carburant, est assurée ». L’organisation précise notamment que les tensions au Moyen-Orient « n’affectent en aucun cas la sécurité globale de l’approvisionnement du pays ».
Pour renforcer les stocks, plusieurs livraisons sont programmées. Un premier navire est attendu le 13 avril avec 64.500 tonnes de carburant, dont 19.000 m³ de SP95. Un second tanker arrivera le 5 mai avec un volume similaire, incluant 22.000 m³ d’essence. Enfin, une troisième livraison est prévue le 31 mai avec 19.000 m³ supplémentaires.
Selon le GPM, « ces arrivages permettront de reconstituer les stocks et d’assurer une distribution fluide sur l’ensemble du territoire ».
Concernant le gasoil, la situation est jugée stable.
« Le stock couvre environ 20 jours de consommation », indique le groupement, qui appelle la population au calme. Il assure également que « le réseau de distribution fonctionne normalement et continuera à être approvisionné sans interruption ».
De son côté, l’État renforce son dispositif. En marge du CEO Summit hier, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a confirmé que l’« état d’urgence énergétique décrété, vise à contenir les prix et à éviter toute crise.
« Des dispositions seront prises pour éviter toute pénurie ainsi qu’une éventuelle hausse des prix du carburant », a-t-il déclaré. Le chef de l’État souligne que le prix du baril atteint déjà 115 dollars sur
le marché international. « Un coût insupportable pour la population malgache », a-t-il indiqué.
Arh.




