Suspense sur l’avenir de Njiva Rakotoharimalala en Thai League. Son contrat, signé le 4 août 2023 qui court jusqu’au 30 juin 2026, expire dans trois petits mois. Agé de 33 ans, le Barea a-t-il encore des cartouches dans son carquois, pour continuer à faire trembler les filets thaïlandais, ou va-t-il devoir plier bagage après une saison en demi-teinte ?
Cette saison, Njiva avec les Dragons a disputé 18 rencontres, dont 15 dans la peau d’un titulaire et 4 en tant que remplaçant, avec 1.359 minutes de jeu au compteur. Mais le corps commence à parler. Deux matchs manqués suite à une blessure en janvier, deux autres sur le banc et des sorties prématurées. Contre BG Pathum ou Uthai Thani, il n’a joué que pendant quelques minutes.
Pourtant, Njiva n’est pas un inconnu dans le royaume du Muay Thai du ballon. Depuis son arrivée en 2017-2018 à Ratchaburi, il a connu le grand huit: prêt express à Sukhothai, retour chez les Dragons, virée en D2 chez Samut Sakhon puis Nongbua, et ce come-back en 2023 qui ressemblait à un retour aux sources.
Trois saisons pleines en élite, trois autres en Ligue 2, plus ce passage éclair à l’étranger, l’international malgache est un habitué des pelouses thaïes. Il a toujours su se réinventer, passer du statut de joker à celui de titulaire indiscutable quand le coach le mettait sur orbite.
Mais à 33 printemps, l’heure des choix arrive. Octobre 2025, sa dernière convocation avec les Barea face au Mali en éliminatoires du Mondial 2026, a rappelé que le sélectionneur compte moins sur lui pour les grands rendez-vous.
Sur le terrain thaïlandais, le vent a également tourné. Ratchaburi, qui joue le milieu de tableau sans bruit, va-t-il lui proposer une prolongation ? Ou va-t-on assister à un mercato estival où Njiva, libre comme l’air, deviendra une aubaine pour un club en quête d’expérience et de coups de pied arrêtés vicieux ?
Naisa




