Assemblée nationale: les députés absents sans justification, encourent des sanctions

159 députés sur 163 ont fait acte de présence, lors de l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, lundi à Tsimbazaza. Et c’est l’un des meilleurs taux de présence jamais enregistrés depuis le début de cette législature, pour ne pas dire un record à battre.

Malgré cette assiduité remarquable des élus, par peur d’être déchus pour absentéisme certes, comme c’était le cas de leurs pairs récemment, le président de la chambre Basse, Siteny Randriana­soloniaiko, a brandi la menace des sanctions à l’encontre des députés élus qui sèchent encore les bancs de l’hémicycle, sans justification.
«Ceux qui ne fournissent pas de justification claire de leur absence, feront l’objet de sanctions», a déclaré Siteny Randrianaso­loniaiko hier à Tsimbazaza.
Face à la défiance de l’opinion publique envers les institutions, notamment l’Assem­blée nationale et aux revendications relatives à leur dissolution, visiblement les parlementaires tentent de redorer leur blason et faire bonne impression. Siteny Randrianasolo­niaiko entend même renforcer l’application du règlement intérieur.
Pour information, en France, «les députés absents plus de deux fois par mois en commission s’exposent à une retenue de 25 % sur leur indemnité de fonction, sauf exceptions justifiées».
Et dans le cadre de cette session extraordinaire, un seul député, Augustin Andria­mananoro, a publiquement justifié son absence via une déclaration relayée en direct sur les réseaux sociaux.

S.A

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