Lors de sa rencontre avec l’administrateur du Fonds Monétaire International (FMI), Adriano Isaias Ubisse, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, le ministre de l’Économie et des Finances, Aimé Ramiarison Herinjatovo, a exprimé ses inquiétudes, suite à l’annonce de l’institution d’abaisser ses prévisions mondiales de croissance à 4,3 % cette année. La mise à jour du cadrage macroéconomique a été au cœur des échanges.
« Le ministère a estimé que « ce niveau reste insuffisant pour soutenir pleinement la relance économique ». Il a insisté sur la nécessité d’un soutien accru au secteur privé et d’investissements structurants pour renforcer la production nationale.
Face à ces enjeux, les deux parties ont convenu de revoir le cadrage macroéconomique, afin de mieux intégrer les impacts de la crise pétrolière et de répondre aux besoins d’investissements productifs. « Il est nécessaire de redéfinir ce cadre pour l’adapter à la réalité économique actuelle », ont reconnu les interlocuteurs.
De son côté, Adriano Isaias Ubisse a déclaré soutenir cette initiative. « Il reste encore quelques mois avant la réunion du Conseil d’administration, ce qui laisse une marge pour ajuster les orientations », a-t-il indiqué. Il a également réaffirmé que « le soutien du FMI à Madagascar dans cette démarche ».
Les discussions ont également porté sur certaines contraintes financières. Le plafond d’endettement fixé à 800 millions de dollars suscite des interrogations. « C’est un seuil limite qu’il faut reconsidérer », a souligné la délégation malgache, appelant à plus de flexibilité face aux défis actuels.
Arh.




