Samedi dernier, des propriétaires fonciers ont manifesté contre la mise en œuvre du projet « Rano fisotro madio » inscrit dans le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (Paaep) à Madagascar. Ils dénoncent des pressions et des menaces, tandis que la commune défend une initiative d’intérêt public.
La mise en œuvre du projet continue de susciter des contestations. Selon les explications des propriétaires fonciers, une réunion préalable à l’exécution du projet aurait établi le principe d’une suspension des travaux en cas de refus de certains d’entre eux. « Il avait été convenu que si un ou deux propriétaires refusaient, les travaux seraient suspendus », ont-ils déclaré.
Cependant, ils affirment que cet engagement n’est pas respecté.« Nous subissons des pressions et des menaces. Il y a une forme de contrainte exercée par les autorités communales », ont-ils ajouté.
De son côté, le maire d’Ambohitrimanjaka, Jaona Randrianarivo, défend un projet qu’il qualifie d’intérêt général. « Ce projet relève de l’intérêt public. La commune ne peut pas s’y opposer, d’autant plus qu’elle n’est pas signataire de l’accord avec la Banque mondiale. Le Paaep vise le développement et l’amélioration des conditions de vie de la population », a-t-il expliqué.
Le projet « Rano fisotro madio » concerne les communes d’Itaosy, d’Ambohidrapeto et leurs environs, ainsi qu’Ambohitrimanjaka. Face à cette situation, les propriétaires fonciers appellent les autorités à intervenir afin de clarifier les modalités de mise en œuvre du projet et de garantir le respect des droits fonciers. Ils sollicitent également l’intervention du ministère en charge de l’Aménagement du territoire, évoquant des litiges liés à la gestion et à l’occupation des terrains.
S.A.




