Philobert Milavonjy : «La dissolution de l’Assemblée nationale s’apparente à un coup d’Etat »

Le septième vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, a réagi hier aux appels à la dissolution de l’institution. Il met en garde contre les risques de troubles et de dérive institutionnelle dans le contexte actuel.
La dissolution de l’Assemblée nationale, évoquée par certains acteurs, pourrait engendrer une instabilité institutionnelle, selon Philobert Milavonjy.
« Dans le contexte actuel, une telle décision s’apparenterait à un nouveau coup d’État », a-t-il déclaré, estimant qu’elle ne constitue pas une réponse appropriée aux difficultés politiques.
Il avertit qu’une telle mesure pourrait entraîner des troubles et fragiliser davantage les institutions. « Ce n’est pas une solution, mais un facteur de désordre supplémentaire », a-t-il ajouté.
Le responsable souligne par ailleurs que Madagascar est engagé dans un processus de transition vers une Cinquième République. La concertation nationale en cours vise notamment à définir les futurs cadres institutionnels, incluant une éventuelle révision de la Constitution et du système électoral.
Dans cette attente, «la Constitution de la Qua­trième République demeure en vigueur jusqu’à l’adoption des nouvelles dispositions », a-t-il précisé.
Sur un autre plan, il insiste sur la nécessité de privilégier la cohésion nationale et le changement des mentalités.
« La réconciliation nationale et l’évolution des mentalités doivent constituer les fondements de la Refondation », a-t-il affirmé.
Evoquant les mouvements portés par une partie de la jeunesse, notamment la génération dite « Gen Z », il estime qu’ils traduisent des dysfonctionnements perçus dans la gouvernance.
« S’il y a des revendications, c’est qu’il existe des insuffisances dans la gestion », a conclu Philobert Mila­vonjy.

S.A

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