Tana Mandia lance un atelier sur l’audiovisuel au Sweety Space Ampefiloha, dans le souci de transmettre les fondamentaux des métiers de l’image et du son à la jeune génération. Parmi les initiateurs, Tahina Ravalison et Manitra Rajoroarivony reviennent sur la genèse et les objectifs de cette initiative qui leur tient particulièrement à cœur. Interview croisée.
*Les Nouvelles : Pour commencer, parlez-nous de vous
– Tahina Ravalison : Je suis directeur de la photographie et réalisateur d’émissions télévisées. J’ai commencé aux côtés de mon père, proche collaborateur de Tsilavina Ralaindimby, au sein d’Horizon Communication, la première société de production audiovisuelle à Madagascar, créée en 1996. J’ai ensuite intégré la Radio Télévision Analamanga en 1998, avant de rejoindre l’équipe de production du télé-crochet Pazzapa.
– Manitra Rajoroarivony (Baby) : Je suis musicien et je travaille aussi dans la production, aussi bien locale qu’internationale, notamment avec Tam Tam et Melbo Production. J’ai été formé par Pierre Ranaivo, directeur de la photographie chez MBS, ainsi que par Tsilavina Ralaindimby, d’Art Com.
*Comment est né le projet Tana Mandia ?
– Nous sommes actifs dans le milieu depuis plus de 30 ans, et nous nous sommes réunis autour d’un objectif commun : celui de transmettre. Notre équipe comprend également Faly Randrianjatovo, de l’agence Totem, spécialisé en photographie de mode et en street photography, ainsi que Rija David, en charge de la postproduction.
– Le projet est né d’un constat simple : le manque d’accompagnement réel pour la jeune génération, malgré un intérêt grandissant pour la création de contenus audiovisuels. Avec l’accessibilité croissante des nouvelles technologies actuelles, nous souhaitons apporter des bases solides ainsi qu’un appui technique concret.
*En quoi consiste justement cet appui technique ?
– Il s’agit, pour l’instant, d’un atelier de formation audiovisuelle à vocation pratique. A long terme, l’ambition est de créer un véritable centre audiovisuel à Madagascar, regroupant l’ensemble des métiers du secteur.
– Le projet a été initialement lancé l’année dernière. Nous avions entamé les préparatifs deux mois avant septembre 2025, mais la situation du pays nous a contraints à le reporter à cette année. Pour cette première cohorte, 20 places sont ouvertes pour une formation intensive de 20 jours, destinée à un niveau allant de l’intermédiaire à l’avancé. Un second programme, plus approfondi, s’étendra sur trois mois pour les débutants.
Recueillis par Joachin Michaël




