Plante médicinale: Etude sur la propriété cicatrisante de l’« Ambiaty » ou vernonia

Le Vernonia appendiculata (Astéracée) ou Ambiaty est une plante très répandue sur les hautes terres avec une certaine renommée dans la médecine et la pharmacopée traditionnelle malgache. Ce qui a motivé une jeune étudiante en Master, mention Environnement de l’Institut universitaire de l’innovation technologique de l’université du Vakinankaratra, Marie Anne Faratina Mamonjisoa, à mener une étude sur ses propriétés cicatrisantes. Interview.

(*) Les Nouvelles : Si on commence par la définition du mot cicatrisante ?

(-)Marie Anne Faratina Mamonjisoa: C’est la propriété d’un produit ou d’une substance qui favorise ou accélère la guérison et la fermeture d’une plaie en régénérant le tissu cutané.

* De ce fait, pourquoi vous avez choisi le Vernonia comme objet de votre recherche ?
– Le Vernonia appendiculata est une plante utilisée traditionnellement pour soigner les plaies. Il possède des principes actifs biochimiques qui favorisent et accélèrent le processus de cicatrisation cutanée. Cette étude se focalise sur le plan socioéconomique par la valorisation des ressources naturelles et l’amélioration de la gestion de revenu de la population, par la production de compost biologique issu des feuilles de la plante.

* Comment avez-vous procédé ?
– Nous avons adopté la technique d’extraction par ma­cération hydroalcoolique. A l’issue du criblage phytochimique, les différentes familles chimiques présentes dans l’extrait sont identifiées, puis étudiées. Après, on prépare la pommade à 10% de l’extrait de Vernonia appendiculata et appliqué la pommade sur le rat race Wistar.

* Quels ont été les résultats ?
– L’extraction utilisant le solvant méthanol-eau à froid des matériels végétaux a donné un rendement de 4,8%. L’iden­tification des familles chimi­ques par criblage phytochimi­que a révélé la présence de forte teneur en flavonoïdes, tanins et des leucoanthocyanes, si les saponines présentent une teneur moyenne. On note l’absence des composés comme alcaloïdes, stéroïdes et triterpènes. Enfin, l’observation quotidienne de la plaie chez les rats nous a permis d’évaluer le potentiel cicatrisant de la plante étudiée, les paramètres con­si­dérés, l’évolution des plaies sur les différentes phases, et la vitesse de cicatrisation des plaies des rats de chaque lot.

* Vos Conclusions ?
– La valorisation de cette plante apporte une nouvelle source d’emploi pour les communautés rurales en tant que remède biologique.

Propos recueillis
par Sera R.

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