Gestion de la dette: Madagascar renforce sa stratégie

A l’occasion des Réunions de printemps (Spring Meetings) du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, Madagascar s’est illustré lors du Debt Management Facility (DMF) Breakfast Meeting, un rendez-vous réunissant bailleurs et partenaires techniques autour des défis liés à la dette publique.

Bien que le contexte international soit ten­du, sans parler de l’accès plus difficile aux financements et d’une hausse du coût de l’endettement, les discussions ont fait ressortir une réalité préoccupante : près de la moitié des pays à faible revenu font face à un risque élevé de surendettement. «Le service de la dette externe devrait atteindre un niveau historiquement élevé entre 2026 et 2028», ont alerté les partenaires.
C’est sur ce point qu’intervient le programme Debt Management Facility, porté conjointement par la Banque mondiale et le FMI. «Ce dispositif renforce les capacités des pays grâce à des formations et une assistance technique ciblées», ont-ils rappelé. Ce mécanisme a déjà accompagné plus de 80 Etats.

Crédibilité internationale
Invité à partager son expérience, Madagascar a été présenté comme un exemple engagé. La délégation malgache a mis en avant les réformes engagées de­puis 2023. «Nous avons élaboré un plan structuré, basé sur des objectifs clairs et des indicateurs de suivi précis», a expliqué le ministre de l’Econo­mie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramia­rison, chef de la délégation malgache.
Ces réformes ont notamment permis de moderniser la gestion de la dette. «Nous avons réorganisé la direction de la Dette, amélioré la transparence et adopté des stratégies conformes aux standards internationaux», a-t-il souligné. Parmi les avancées figurent la mise en place d’une stratégie de dette à moyen terme et d’un plan annuel d’emprunt.
«Ces progrès renforcent la crédibilité de la politique d’endettement et contribuent à la soutenabilité de la dette», ont estimé les partenaires. Ils appellent même à poursuivre les réformes. «Il est essentiel de renforcer la mobilisation des ressources internes et de développer des instruments innovants», ont-ils ajouté. Pour la délégation malgache, l’objectif consiste à «consolider un cadre d’endettement maîtrisé au service du développement».

Arh.

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