Six mois après les mobilisations pour le changement, les organisations de la société civile (OSC) et les mouvements militants font part de leurs vives inquiétudes. Ils déplorent l’absence de réformes concrètes dans la gouvernance et la gestion des affaires publiques, ainsi que le manque de lisibilité quant à l’orientation du processus de Refondation.
Dans une déclaration publiée hier, ces acteurs appellent à l’ouverture d’une «pré-concertation» afin d’élaborer un statut de la transition, préalable jugé nécessaire pour engager les réformes structurelles. Une fois ce cadre établi, ils proposent la suspension de la Constitution de la Quatrième République, ainsi que la dissolution des institutions telles que la HCC, la Ceni et l’Assemblée nationale, considérées comme des freins à l’efficacité du pouvoir actuel.
Par ailleurs, la société civile et les mouvements militants réclament une plus grande implication des jeunes dans la conduite des affaires de l’Etat. Ils suggèrent qu’un quota d’au moins 30 % des postes au sein des nouvelles structures décisionnelles durant la transition leur soit réservé.
Pour ces organisations, l’implication accrue des jeunes constitue non seulement une réponse aux aspirations démographiques du pays, mais également un levier essentiel pour impulser une dynamique de renouveau. Elles estiment que cette génération, fer de lance des mouvements de contestation, doit désormais être pleinement intégrée aux prises de décision.
Enfin, les initiateurs de cet appel soulignent l’urgence d’agir afin d’éviter une aggravation de la crise de confiance entre les citoyens et les institutions. Ils exhortent les autorités de transition à faire preuve d’ouverture et à engager sans délai ce processus de concertation, garantissant la réussite du processus et de la stabilité durable du pays.
N.A.




