Revalorisation de la filière vanille: les décisions émaneront désormais de la base

La ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison préside depuis lundi des réunions de travail avec les autorités de la région Sava et les acteurs de la filière vanille. L’objectif est de se concerter sur le renforcement des conditions d’organisation du secteur et identifier des solutions d’amélioration.

«Toutes les décisions à prendre concernant cette filière emblématique de la région partiront désormais de la base, à travers des concertations directes avec les acteurs sur terrain» a-t-elle souligné. Les discussions entamées depuis lundi et qui se sont poursuivies hier visent à rechercher des solutions concrètes pour revaloriser la filière. Pendant deux jours, les techniciens du ministère du Commerce et de la consommation (MCC), conduits par la ministre, ont recueilli toutes les observations et propositions provenant des planteurs, collecteurs et exportateurs de vanille.
La ministre a également insisté sur le fait que le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Ran­drianirina, veille aux intérêts des agriculteurs. Ce dernier est d’ailleurs attendu à Antalaha et Sambava ce jour et jeudi, notamment pour inaugurer diverses infrastructures, mais aussi pour se pencher sur le développement de la filière vanille. La délégation dirigée par la ministre Haingotiana An­driamadison a devancé le Chef de l’Etat pour préparer le terrain en vue de cette rencontre. «Le président de la Refondation de la Répu­blique de Madagascar va discuter directement avec les différents acteurs sur le sujet tournant relatif à la filière vanille», a indiqué la ministre. Les acteurs ont profité de cette occasion pour exprimer leur volonté de collaborer avec l’Etat pour trouver des solutions aux problèmes liés à la vanille.
La délégation a aussi présenté les avancées réalisées après l’atelier vanille de Sambava au mois de novembre 2025, incluant la suppression du monopole. Alors qu’auparavant environ 90 opérateurs disposaient d’un agrément d’exportation, ils sont désormais 300.

Jean Riana

Partager sur: