Une récente étude du cabinet Ernst & Young (EY) sur le projet minier Vara Mada, porté par la société Energy Fuels à Toliara, met en avant des retombées majeures pour Madagascar, tout en confirmant que des négociations sont encore en cours.
Selon cette analyse, le projet pourrait générer jusqu’à 26,7 milliards de dollars d’activités économiques sur toute sa durée de vie, prévue pour 39 ans. Il prévoit un investissement initial de 890 millions de dollars et une contribution annuelle estimée à 494 millions de dollars au PIB, soit près de 3 % de l’économie nationale, tandis que les recettes fiscales pourraient atteindre environ 130 millions de dollars par an.
L’étude repose sur une mise à jour technique intégrant la monazite dans le modèle économique. « Nous avons actualisé le design du projet avant de demander à EY d’évaluer son impact global sur Madagascar », précise le directeur général par intérim de Vara Mada, Mike Van Akkooi.
Résistances
Cependant, le projet n’a pas encore reçu toutes les autorisations. Le gouvernement malgache poursuit les discussions avec l’entreprise. « Energy Fuels est une entreprise privée. Les discussions concernent un accord d’investissement avec le gouvernement malgache, pas un accord entre États », insiste le dirigeant. Il précise que « cet accord constitue un cadre juridique. Il ne s’agit pas encore de l’autorisation de construire la mine ».
Malgré ces avancées, l’opposition locale reste vivace. Lors du festival Tsapiky à Toliara, des habitants ont manifesté leur rejet du projet. « Stop Vara Mada » ou « non à l’extractivisme » peut-on lire sur les banderoles brandies par la population. Avec les figures d’opposition affichées comme Siteny Randrianasoloniaiko ou encore Elia Rabevahiny, certains dénoncent un projet qui, selon eux, « n’apportera rien de bon pour la région ».
Si les étapes administratives sont franchies, le chantier pourrait débuter cette année même, pour une première production envisagée en 2028. D’ici là, Vara Mada devra encore convaincre.
Arh.




