Après une vive tension diplomatique entre Madagascar et la France, suite à l’expulsion du colonel Pierre Couve, attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France, place à l’apaisement. Le chef d’Etat malgache, Michaël Randrianirina et son homologue français, Emanuel Macron se sont entretenus au téléphone le 28 avril, avec l’objectif de tirer un trait sur cet incident et préserver les relations entre les deux nations.
Selon le communiqué de la présidence malgache, dans un esprit de dialogue, « les deux chefs d’Etat ont abordé les faits, qualifiés d’acte isolé ».
Dans un ton qui tranche avec les réactions initiales, le communiqué qualifie les faits à l’origine de la crise d’« acte isolé », ce qui illustre une volonté claire de limiter l’ampleur de l’incident.
Les deux présidents ont surtout insisté sur l’importance renforcer les liens entre leurs pays et s’engagent à veiller à ce que cet épisode ne compromette pas la dynamique de coopération en cours, tout en misant sur la confiance mutuelle pour consolider un partenariat durable.
En revanche, le président Michaël Randrianirina maintient que « les décisions prises par Madagascar s’inscrivent dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté de l’État et du respect des principes régissant les relations diplomatiques, notamment ceux consacrés par la Convention de Vienne».
Si le dialogue au sommet ouvre la voie à la désescalade, des incertitudes subsistent quant aux suites concrètes de la relation entre les deux pays. Surtout que le rapprochement entre Madagascar et la Russie, déconcerte particulièrement les Occidentaux.
Pour rappel, la tension entre Antananarivo et Paris est montée d’un cran, après la décision des autorités malgaches de déclarer persona non grata le colonel Pierre Couve, attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France, dans le cadre d’une enquête pour tentative présumée de déstabilisation du pays.
En réaction, la France a convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar à Paris, rejetant fermement les accusations formulées à son encontre et appelant à un dialogue à la hauteur de la relation bilatérale.
Tivo Rasam




