Saisine de la HCC : Fanomezantsoa Andrianjanahary charge Antoine Rajerison

Le député Antoine Rajerison, continue de s’attirer les foudres de ses pairs, suite à sa saisine de la Haute cour constitutionnelle aux fins de constatation de violation de constitution commise par le régime de la Refondation. Sur sa page, le vice-président de l’Assemblée nationale de la province de Fianarantsoa, Fanomezantsoa Andrianjanahary, s’en prend sans ambages au député d’Arivonimamo
Pour rappel, Antoine Rajerison a saisi la HCC le 13 mai, afin de dénoncer ce qu’il considère comme des violations de la Constitution commises par les autorités en place. Il estime que le processus de « Refondation » s’est éloigné de ses objectifs initiaux et que la concertation nationale dévie de sa trajectoire.
Et cette saisine des juges constitutionnels, interprétée comme une opposition politique controversée, a suscité tant de réactions contradictoires dans la sphère politique, notamment au sein même de l’Hémicycle en pleine session ordinaire. Après le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko qui a vu d’un mauvais œil l’initiative de son confrère, Antoine Rajersison, le vice-président de l’Assemblée nationale de la province de Fianarantsoa, Fanomezantsoa Andrianjanahary, est même allé plus loin en pointant du doigt l’attitude de certains politiques y compris celle de son confrère.
D’après ses révélations, Antoine Rajerison a déjà tenté d’accéder à la présidence de l’Assemblée nationale avec le soutien de plusieurs députés, sans succès. Il indique également que ce dernier s’était ensuite présenté au poste de vice-président chargé de la province d’Antananarivo, sans toutefois obtenir le nombre de voix requis.
Selon lui, l’action politique devrait se concentrer davantage sur le travail de terrain et la préparation des échéances électorales, plutôt que de chercher des affrontements politiques et s’adonner aux critiques institutionnelles.
Dans la foulée, le juriste et magistrat, Clément Jaona, a apporté des précisions juridiques en se référant à l’article 118 de la Constitution de 2010, qui définit les autorités et institutions habilitées à saisir la HCC. Il s’agit notamment du Président de la République, du Premier ministre, des présidents des institutions ainsi que de certaines autorités administratives et territoriales expressément désignées.
Selon ses explications, les députés ne figurent pas parmi les autorités disposant d’un droit de saisine directe de la HCC, sauf disposition particulière.

S.A

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