Madagascar a brillé lors de la dernière édition de la Coupe du monde de slam, organisée à Paris. Représentée par MaFia, championne nationale de slam, la Grande île s’est hissée parmi les meilleures nations de la compétition grâce au remarquable parcours de l’artiste, qui a atteint les demi-finales.
Sur les réseaux sociaux, la slameuse n’a pas caché son émotion après cette aventure marquante. « So… La poésie continue… MaFia ne s’arrête plus », a-t-elle publié sur sa page Facebook, témoignant de sa motivation à poursuivre son parcours artistique malgré l’élimination.
Durant la compétition, l’ambiance semblait particulièrement favorable à la candidate malgache, dont les prestations ont visiblement séduit le public et le jury. Toutefois, l’aventure s’est arrêtée de justesse en demi-finale, MaFia ayant été devancée de seulement 0,1 point par son adversaire. Une défaite serrée qui n’efface en rien l’impact de ses performances. « Ce qui est sûr, ce que j’ai déjà gagné avant même la compétition. Toute la salle voulait que je performe jusqu’à la fin », confie-t-elle.
Cette participation a surtout permis à MaFia d’acquérir une expérience précieuse sur la scène internationale. La slameuse a également mis en avant le soutien et les conseils de Gad Bensalem, figure incontournable de l’art oratoire, ainsi que de Bini Josoa, tous deux membres de l’association Madagaslam, qui l’ont accompagnée tout au long de cette aventure.
L’aventure continue…
L’aventure internationale de MaFia ne s’arrête pas à Paris. Après la Coupe du monde, la slameuse poursuivra une tournée en Allemagne comprenant plusieurs performances, rencontres, échanges artistiques et résidences… Cette tournée constituera une excellente opportunité pour la jeune slameuse, qui projette d’approfondir sa carrière artistique à l’international et au pays.
Connue pour ses textes engagés, MaFia aborde dans ses créations des thèmes sensibles comme la corruption, les inégalités sociales ou encore la condition féminine. Ses œuvres présentées durant la compétition et lors de ses prochaines scènes allemandes, telles que « Zanako », « Mbô Kara Anao Zaho » ou « Emily », reflètent pleinement cette volonté de faire du slam un outil de réflexion et de prise de conscience.
Holy Danielle




