Une scène horrible s’est produite avant-hier dans la soirée à Tsararano Ambany, secteur C, commune urbaine de Mahajanga. Un homme a poignardé sa femme et ses deux filles mineures mais, grâce à l’intervention du voisinage et de la police, celles-ci ont pu être admises rapidement à l’hôpital.
De source auprès du voisinage, le couple est séparé depuis quelques mois, et comme la dame n’avait nulle part où aller, elle s’est installée (provisoirement) chez sa sœur qui habite à Tsararano Ambany avec ses enfants (les deux fillettes et un garçon). Cela étant, le mari a demandé à maintes reprises à son épouse de « recommencer » et ainsi de revenir à leur ancienne demeure sise à Nosy Kely, mais la dame a toujours refusé.
Excédé par la fin de non-recevoir itérative de sa femme, l’homme a fini par commettre l’impensable. Avant-hier soir vers 18h, il a débarqué sans prévenir à Tsararano Ambany et a forcé son épouse à le suivre, mais celle-ci a refusé. Du coup, l’homme a fini par perdre son contrôle émotionnel et allait brutaliser la dame, mais celle-ci a pressenti le coup et s’est enfuie. Mais elle sera rattrapée par le forcené dans une ruelle du quartier, où elle a été poignardée à plusieurs reprises. Seule l’arrivée du voisinage a empêché l’homme de tuer la dame, vu qu’il a pris la poudre d’escampette en voyant venir les gens, laissant sa femme grièvement blessée sur les lieux.
Mais la folie meurtrière de l’homme n’allait pas s’arrêter là. Après avoir commis l’impensable sur sa femme, il s’est rendu à la maison où celle-ci est hébergée, et s’y est enfermé dans une chambre avec ses enfants. Il a alors déchaîné sa colère sur les deux fillettes en les poignardant elles aussi. Entre-temps, le petit garçon a pu s’échapper et a alerté le voisinage, lequel à son tour, a prévenu la police. Fort heureusement, les éléments de l’Unité d’intervention rapide (Uir) de la police a débarqué assez vite sur les lieux pour interpeller le père de famille, autrement, la situation aurait été tout autre…
Les deux fillettes ont donc évité de justesse de passer de vie à trépas et sont actuellement hors de danger. En dépit des lésions qu’elles ont reçues au niveau de leurs fesses, abdomen et cou, elles ont déjà reçu les soins appropriés. Quant à la mère de famille, sa situation est plus que critique, sachant particulièrement que les lésions sur sa poitrine et son dos s’avèrent être très profondes.
ATs.




