Face à des embouteillages devenus ingérables, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) envisage d’instaurer une circulation alternée basée sur les plaques d’immatriculation. Un comité technique réunissant des représentants étatiques et du-secteur privé, vient d’être mis en place pour préparer cette réforme.
Les autorités de la capitale accélèrent la recherche de solutions contre les interminables bouchons qui paralysent quotidiennement Antananarivo. Réunis hier à l’Hôtel de Ville à Analakely, les responsables municipaux, les représentants de l’Etat, des forces de l’ordre et du secteur privé, ont discuté de la mise en place prochaine d’une “circulation alternée” dans les zones les plus saturées de la ville.
Le dispositif envisagé repose sur une alternance de circulation selon les plaques d’immatriculation paires et impaires. Les lundis et vendredis, considérés comme les journées les plus critiques, pourraient servir de phase de lancement de cette nouvelle organisation de la circulation.
Nouvelles dispositions
La rencontre, conduite par Mananjara Hery Ranaivoson, vice-président de la délégation spéciale chargé de la circulation dans la capitale, a permis de recueillir les avis des différents acteurs concernés. Plusieurs propositions complémentaires ont également été avancées, entre autres, les trottoirs sont des lieux exclusivement réservés aux piétons, la réorganisation du commerce rue et le renforcement du respect du Code de la route.
Le ministère des Transports a, de son côté, rappelé l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions concernant les cycles motorisés. Tous les conducteurs devront désormais disposer d’un permis conforme et d’une immatriculation réglementaire, y compris pour certaines catégories de motos auparavant peu contrôlées.
Au terme de plusieurs heures d’échanges, les participants ont décidé de créer un comité technique provisoire réunissant secteur public et privé. Sa mission sera d’élaborer des solutions durables pour fluidifier la circulation dans une capitale où les embouteillages sont devenus l’un des principaux défis du quotidien.
Rappel à l’ordre pour les cycles motorisés
La directrice générale de l’Agence transport terrestre (ATT), Mirambololona Ratovohery, a aussi profité de cette rencontre, pour rappeler à l’ordre les conducteurs de deux-roues et de tricycles, conformément à la loi 2017-002 portant code de la route à Madagascar, décrétée en Conseil des ministres le mois d’avril.
Elle a surtout souligné la nécessité d’avoir un permis pour pouvoir conduire des cycles motorisés supérieur ou égal à 50 cm3. «Cette nouvelle loi stipule également que deux roues (bicyclette), tricycles et quadricycles non motorisés devraient également avoir l’autorisation de conduire délivrée par les communes avant de circuler», a-t-elle aussi indiqué.
De continuer qu’il appartient à chaque commune d’élaborer des lois régissant les taxi-bicyclettes et les taxi-motos, en collaboration avec le ministère des Transports. Selon toujours la DG de l’ATT, à partir de cette nouvelle loi, l’immatriculation de tous les cycles motorisés est obligatoire et par conséquent ils devront obtenir une carte grise et une assurance ainsi qu’effectuer une visite technique.
Dans la foulée, Mirambololona Ratovohery a aussi rappelé le respect des horaires de circulation dans la capitale des véhicules poids lourds. Les camions de plus de 16 tonnes ne doivent circuler dans la capitale qu’entre 21h et 5h, les moins de 16 tonnes de 9h à 11h, de 13h à 15h et de 21h à 5h.
Et, seuls les camions munis d’autorisation délivrée par la CUA ont le droit de circuler en dehors de ces heures, sauf le dimanche. Le non-respect de cet arrêté peut mener jusqu’à la mise en fourrière.
Fahranarison/ Sera R.




