Suivant les faits rapportés depuis janvier à Madagascar, les jeunes hommes ont le plus tendance à mettre fin à leur vie. Les problèmes amoureux constituent le principal motif du suicide. Mais le cas d’hier matin à Nanisana a démontré que le manque d’affection dans son ensemble peut engendrer le comportement suicidaire.
Un jeune homme âgé de 22 ans et habitant avec sa mère à Nanisana, a laissé une longue lettre, hier matin avant de se suicider par pendaison. En substance, il a révélé son anxiété dans son message, étant toujours seul à la maison car sa mère était trop occupée à chercher de l’argent et n’écoutait pas ses supplications. En effet selon sa mère, le vingtenaire souffrait d’une maladie cardiaque et devait prendre régulièrement ses médicaments.
Ainsi hier matin, il s’est enfermé à la maison et a verrouillé de l’intérieur toutes les issues possibles. Il s’est par la suite enivré visiblement pour tenter de diminuer sa perception de la réalité, donner le courage de se donner la mort et apaiser sa douleur. Une fois ivre, il a commis l’irréparable. Les éléments du commissariat de Sécurité publique (CSP8) Analamahitsy se sont rendus sur place après avoir reçu l’alerte. Le fokonolona a déjà réussi à ouvrir la fenêtre de la maison à l’arrivée des policiers. Cependant, aucun sauvetage n’était plus possible car le vingtenaire a déjà rendu l’âme.
Ce cas parmi tant d’autres depuis le début de l’année démontre à quel point le sentiment de solitude peut pousser quelqu’un à commettre l’irréparable. Le fait le plus bouleversant, ce mois-ci, aura été le suicide par intoxication médicamenteuse de la dénommée Pa Nda, danseuse du groupe Jean Aimé, le 7 mai à Belo-sur-Tsiribihina. N’ayant pas supporté la perte subite de son mari Donah, un autre danseur du groupe, tué dans un accident à Antanifotsy quelques jours plus tôt, elle a laissé un message bouleversant sur les réseaux sociaux : « Les morts ne peuvent pas revenir, mais les vivants peuvent les rejoindre ».
LR




