Face aux rumeurs sur les réseaux sociaux selon lesquelles, une proposition de loi circule actuellement, visant à mettre sur un même pied d’égalité au sein d’une même localité une pharmacie et un dépôt de médicament, l’Ordre national des pharmaciens (ONP) a lancé une mise en garde contre cette initiative législative, avant-hier à son siège à Nanisana. «Nous craignons que la vente ne se limite pas aux médicaments essentiels et de première nécessité auprès de ces dépôts. D’autant plus que les médicaments ne sont pas comme les PPN, si nous ne faisons référence qu’aux résistances antimicrobiennes», a averti le président de l’ONP, Rindra Raoelinavalona.
Ce responsable a ainsi souligné la différence entre un pharmacien et un dépositaire de médicaments. Selon ses explications, un pharmacien est un professionnel de santé titulaire d’un doctorat, habilité à délivrer tous les médicaments et à dispenser des conseils médicaux, tandis qu’un dépositaire n’est pas un pharmacien mais propose uniquement des médicaments essentiels et de première nécessité.
Si l’ouverture d’une pharmacie impliquait autrefois la fermeture des dépôts de médicaments dans un rayon de 10 km, le nouveau code de la santé permet désormais la cohabitation et n’oblige plus les dépositaires à plier bagage après l’implantation de cette nouvelle pharmacie. Toutefois, aucun nouveau dépôt n’est plus autorisé par la suite à ouvrir boutique dans la même localité. Et si on devait prendre en compte cette rumeur de proposition de loi, tous ces codes deviendraient caducs et donneraient libre cours aux pharmacies et dépôts de médicaments de «cohabiter» en tout temps.
Sera R.




