Grâce à la réaction rapide du fokonolona épaulé par la gendarmerie, Fiangara, un garçon de 2 ans kidnappé dans la nuit d’avant-hier à Tsihiriky Tanamary, district de Beroroha, a été arraché des mains de ses ravisseurs dans les buissons près d’un lac naturel de Berohy Ambinany, de la commune de Bemavo. Le trio qui l’enlevait s’apprêtait visiblement à procéder au rite sacrificiel quand ses poursuivants ont débarqué.
Le fokonolona et les éléments du poste avancé de gendarmerie de Tanamary se sont engagés dans une course contre la montre pour sauver Fiangara, dès qu’ils ont appris l’enlèvement, avant-hier vers 23h. Ils ont réussi à suivre la trace des malfrats et encercler leur repaire, quelques heures plus tard, soit hier après-midi. « En voyant les poursuivants en train de les encercler, les malfrats ont préféré prendre la fuite, laissant sur place le bébé », a expliqué une source auprès de la gendarmerie, jointe au téléphone hier. Pour autant, aucune arrestation n’a encore eu lieu jusqu’à hier soir.
« Les jeunes hommes du village et les gendarmes ont encore poursuivi le ratissage de la zone. Les kidnappeurs ont pris des chemins différents durant leur fuite pour semer leurs poursuivants », a-t-on poursuivi. En tout cas, le garçonnet a trouvé refuge au poste avancé de Bemavo en attendant les mesures concrètes pour sa sécurité à long terme. Parmi ceux qui ont exprimé leur soulagement, le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko a indiqué sur sa page Facebook : « Cette intervention efficace démontre que la solidarité entre la population et l’Etat peut résoudre tous les problèmes ».
« Fiangara était le seul enfant albinos de ses parents », selon la gendarmerie. Ainsi dans la nuit d’avant-hier, trois hommes lourdement armés se sont introduits de force chez ses parents. « Les occupants de la maison ont vite été maîtrisés et ont laissé le champ libre aux inconnus pour emporter le garçonnet. Cela dit, les assaillants n’ont blessé personne durant le rapt », a-t-on précisé. Ce cas contraste avec celui d’Ivaona Betroka, dans la nuit du 14 mai, où le père du nourrisson âgé de 8 mois a perdu la vie en essayant d’empêcher les malfrats de l’amener. Et, même après un affrontement ayant coûté la vie à l’un des assaillants, l’enfant reste introuvable jusqu’ici.
Dix-huit suspects arrêtés
Par ailleurs, des membres du gouvernement se sont rendus à Toliara, hier après-midi, après le double cas d’enlèvement d’enfants albinos, Landricia alias Cia (18 mois) étant retrouvée décapitée, samedi Antsihanaka Betsinjaka (Toliara II). Les ministres et les autorités locales ont alors organisé les stratégies à adopter, en l’occurrence la mise en place du centre annoncé par le PRRM lors de sa prise de parole, dimanche, dont les pensionnaires bénéficieront d’aides sociales. Aux dernières nouvelles, « la gendarmerie a arrêté 14 suspects et la police, quatre pour la décapitation de la petite Cia. Ils seront tous envoyés à Tsiafahy, conformément aux recommandations du PRRM », a-t-on expliqué.
LR




