Dans le bouillon du 3×3, l’équipe masculine malgache vit un véritable calvaire à la World Cup 2026. Tête de série n°20, Marco Rakotovao, Elly Randriamampionona, Anthony Rasolomanana et Alpha Solondrainy ont entamé leur campagne dans le Pool A par deux défaites qui laissent peu de place au rêve.
Face à l’Autriche, ils ont couru après le score pour s’incliner 20-15. Le lendemain, la Serbie, plus tranchante et mieux rodée dans le jeu en transition, leur a infligé un 21-14 sans appel. A 14,5 points de moyenne, les Malgaches peinent à trouver le rythme face à des formations qui dictent leur loi en défense et exploitent chaque écran mal posé.
Le format est clair : les deux premiers de chaque poule filent directement en quarts, tandis que les 2e et 3e s’affrontent en play-in pour arracher le dernier ticket. Pour Madagascar, actuellement 4e ex æquo avec l’Australie, la mission relève presque de la mission impossible. Il faudrait gagner les deux matches restants contre l’Australie le mardi 3 juin, puis face à l’Espagne et espérer un concours de circonstances extrêmement favorable chez les autres.
L’Autriche et la Serbie, invaincues, ont déjà posé leur empreinte sur le groupe. L’Espagne, avec une victoire et une défaite, possède un matelas confortable. Même en cas de deux succès malgaches, il faudrait que les Ibériques chutent et que les écarts de points permettent aux Ankoay de grappiller la 3e place. Autant dire que les probabilités sont microscopiques.
Chez les féminines, c’est déjà terminé
La sentence est tombée plus vite encore pour l’équipe féminine malgache. Harisoa Hajanirina Minaoharisoa, Jaofera Ravaka Randriatahiana et Tokin’Iaina Sambatrarimiora, également seed n°20, n’ont pas existé lors de leurs deux premières sorties dans le Pool A. Défaite 21-13 contre l’Azerbaïdjan, puis 20-10 face à la Pologne : les stats sont cruelles (11,5 points de moyenne, 0/2 au compteur).
Les deux dernières rencontres, mardi 3 juin contre les Pays-Bas (18h30) puis la Tchéquie (20h20), ne changeront plus rien au destin des Malgaches. Les Néerlandaises dominent le groupe avec deux victoires et une moyenne de 15,5 points marqués. Derrière, Tchéquie, Azerbaïdjan et Pologne tournent autour de 50% de succès avec des attaques bien plus huilées que celle de Madagascar.
Les filles malgaches n’ont jamais réussi à imposer leur rythme ni à contenir les extérieurs adverses. Dans un 3×3 où la précision derrière l’arc et la lecture collective font la différence, le fossé est encore trop important. L’élimination est actée, même si elles tenteront de sauver l’honneur et de grappiller des enseignements précieux pour la suite de leur développement.
Naisa




