Les contrôles du bon emploi et de la bonne gestion des fonds publics, ont été faits dans les règles par la Cour des comptes, sous l’impulsion du président de la Refondation. Et conformément aux dispositions légales, les résultats d’audit ont été présentés au public dans un rapport détaillé et accablant révélant des irrégularités compromettantes dans certaines institutions. Maintenant, quelle est la suite à donner, s’interrogent les députés face aux représentants de la Cour des comptes et de la Banque centrale hier, à Tsimbazaza.
Quelles suites judiciaires données au rapport d’audit de la Cour des comptes sur gestion des fonds publics qui a révélé plusieurs anomalies graves et de détournements à 4 000 milliards ? C’est l’une des questions posées par les députés aux représentant de la Cour des comptes et de la Banque centrale, dans le cadre de la transparence des finances publiques.
A ce sujet, le président de la Cour des comptes, Jean de Dieu Rakotondramihamina, a indiqué que les rapports et recommandations y afférentes ont déjà été transmis aux responsables concernés afin qu’ils puissent prendre les mesures qui s’imposent. Pour dire que la balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui est tenu d’engager des poursuites. Mais pour le moment, rien n’a été fait, poussant les députés à s’interroger. Ce dernier a souligné que les missions de contrôle sont menées conformément aux dispositions légales en vigueur, malgré les contraintes matérielles et financières auxquelles l’institution reste confrontée.
Et les élus ne sont pas les seuls à réagir. Dans une lettre adressée au président de la Refondation, des inspecteurs de l’Inspection générale de l’État, ont dénoncé l’inaction de leur direction face aux irrégularités financières relevées par la Cour des comptes.
Dans la foulée, les députés ont également déploré le retard dans l’examen des lois de règlement, souvent étudiées plusieurs années à l’avance, après les exercices budgétaires. L’Assemblée nationale a exprimé sa volonté de trouver des solutions permettant d’accélérer ce processus afin de renforcer le contrôle des finances publiques.
Réserves d’or
La gestion des réserves nationales d’or a également retenu l’attention des députés, qui ont souhaité obtenir davantage d’informations quant à son impact potentiel sur l’économie nationale.
Le gouverneur de la Banque centrale de Madagascar, Aivo Andrianarivelo, a expliqué que la stratégie de renforcement des réserves d’or, a été lancée en 2021. Celle-ci repose sur l’achat d’or sur les marchés locaux et internationaux ainsi que sur sa transformation en réserve monétaire.
Selon les responsables de BFM, une tonne d’or a déjà été raffinée en 2023. L’institution prévoit également l’ouverture de centres d’achat d’or dans plusieurs zones minières, notamment à Androibe, Ambilobe, Miandrivazo et Mananjary. Cette stratégie s’articule autour de trois axes principaux : l’acquisition de l’or, sa transformation en or monétaire et le renforcement des infrastructures de stockage et de sécurisation des réserves.
Les discussions ont également porté sur plusieurs difficultés socio-économiques observées au niveau local, notamment les contraintes financières des communes, les retards de paiement et les conséquences de la hausse du coût de la vie sur les ménages.
Les députés ont par ailleurs plaidé pour un renforcement de la coopération entre la Cour des comptes et la Banque centrale afin d’améliorer l’efficacité des mécanismes de contrôle et de consolider la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
S.A




