Mort d’une adolescente à Ivandry: le père poursuivi pour le viol de sa fille

Un homme âgé de 54 ans, jardinier de profession, est actuellement retenu à la Brigade criminelle à Anosy pour avoir violé sa propre fille âgée de 13 ans, ce qui aurait entraîné le décès de cette dernière. Le voisinage a dénoncé le suspect à la police après que l’adolescente a perdu la vie, mardi.

Si l’implication de cet habitant d’Ivandry dans la mort de sa fille est établie, il risque de lourdes peines, dont la castration. En tout cas, son voisinage l’a dénoncé à la police pour viol sur sa fille mineure. D’ail­leurs, si l’on se fie aux témoignages des collègues de classe de l’adolescente, l’on pourrait en déduire que la concernée a été victime de viols répétés.
«D’après les voisins et les collègues de la fille, elle se plaignait fréquemment de douleurs au niveau de ses parties intimes», a rapporté la police. Plus précisément, elle s’était plainte de ces douleurs auprès de ses pa­rents dès le 27 mai, mais ces derniers ne l’ont amenée chez un médecin que le 31 mai vers 22h pour consultation. Lorsque le décès est survenu, la mère de famille a nié le viol commis par son mari sur leur fille.

La castration toujours en suspens
Ainsi, les riverains ont alerté le CSP8 Analamahitsy sur la mort suspecte de l’adolescente. Puis, jeudi, la police a procédé à l’arrestation du chef de famille, lequel a avoué son crime durant l’interrogatoire. Le même jour, le Bureau municipal d’hygiène s’est rendu sur place pour transférer le corps à la morgue du CHU JRA. Ses proches prévoient de le récupérer ce jour, tandis que la Brigade criminelle s’est saisie de l’affaire.
Ce nouveau cas remet sur le tapis l’application de la loi sur la castration, prévue par la loi adoptée par les parlementaires en 2024 et validée par la Haute Cour constitutionnelle. Même si cette peine a été prononcée, notamment en juillet 2025 à l’encontre de Da-Willy, re­connu coupable du viol d’une fillette âgée de 6 ans à Imerintsiatosika, elle n’est, pour le moment, pas encore appliquée. Or, cette modification du Code pénal malgache a reçu plusieurs réactions favorables dès son entrée en vigueur.

LR

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