Filière orge: les producteurs de Vakinankaratra répondent aux attentes des agriculteurs

Les producteurs d’orge de la région Vakinankaratra appellent les députés à soutenir la filière en adoptant le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026. Cet appel intervient après les déclarations faites au début de ce mois par le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, concernant les mesures fiscales qui pensent sur la production de bière, en particulier celle de l’entreprise Star.

Le PLFR 2026 prévoit une révision du montant des droits d’accises appliqués à la filière orge, avec un passage de 850 ariary à 750 ariary par litre. Cette mesure est perçue par les producteurs comme un signal encourageant pour soutenir la chaîne de valeur de l’orge.
Dans une communication faite en fin de semaine, les agriculteurs affirment que cette réforme pourrait avoir un impact direct sur leurs revenus et sur l’avenir de la culture de l’orge dans la région. Ils estiment que l’adoption du PLFR constituerait une réponse aux difficultés économiques auxquelles fait face la filière actuellement.

Des modifications

Selon le colonel Michaël Randrianirina, le gouvernement a déjà engagé des efforts en la matière dans le cadre du PLFR 2026. « Des initiatives ont été prises afin d’adapter la fiscalité liée à la production et de renforcer la dynamique du secteur », a-t-il déclaré.
D’après lui, cette mesure devrait contribuer à faire augmenter le nombre de cultivateurs partenaires de l’entreprise et à limiter les conséquences de la réduction des surfaces agricoles exploitables. La faiblesse du marché aurait, en effet, fragilisé plusieurs exploitations et réduit les perspectives économiques des producteurs. En saluant cette initiative, les producteurs d’orge de Vaki­nankaratra considèrent que cette orientation pourrait offrir davantage de stabilité à leur activité.
Les agriculteurs exhortent ainsi les parlementaires à voter en faveur du projet de loi. « Les députés connaissent les réalités vécues par la population et les difficultés des paysans. Nous espérons qu’ils défendront véritablement nos intérêts », ont indiqué des représentants des cultivateurs.

Arh.

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