Madagascar entre progressivement dans la période d’étiage, une phase critique marquée par la baisse du niveau des rivières alimentant les centrales hydroélectriques. Malgré ce contexte, la Jirama assure que l’approvisionnement électrique s’est amélioré qu’en 2025, même si plusieurs quartiers d’Antananarivo ont récemment subi des coupures.
Lundi soir, plusieurs zones du Réseau interconnecté d’Antananarivo (Ria) ont été plongées dans le noir, frappés par un délestage tournant durant les heures de pointe. Selon la compagnie nationale d’eau et d’électricité, cet incident résulte d’un problème technique affectant la centrale thermique AfriPower de Mandroseza.
« La production d’électricité du groupe G3 de la centrale AfriPower à Mandroseza, rencontre des difficultés, suite à une fuite de gaz d’échappement au niveau du cylindre B3 », explique la Jirama. L’entreprise précise que « ce soir-là, le Ria a subi des perturbations de la chaine d’approvisionnement en électricité sur le Ria, a été perturbée ».
Déploiement de projets
Malgré ces incidents, la société affirme que la situation énergétique s’améliore nettement par rapport à l’an dernier. En mai 2025, le déficit du Ria atteignait 39,5 MW, contre un niveau actuellement nul. En juin 2026, le besoin non couvert est estimé à 15,5 MW, loin des 47,9 MW enregistrés à la même période en 2025.
Pour éviter un retour des délestages massifs, la Jirama opte pour plusieurs solutions. « Les pluies provoquées dans les bassins d’Andekaleka, Mandraka et Tsiazompaniry font partie des mesures engagées », indique-t-elle. La mobilisation des centrales thermiques, le recours éventuel à la centrale Tac de 30 MW et le déploiement de projets solaires, doivent également renforcer la production.
Dans les régions, la compagnie annonce que 25 des 58 centres exploités ne connaissent plus de délestage technique, grâce à de nouvelles unités de production. Toutefois, la Jirama souligne que des pannes techniques sont « lla principale cause des coupures » sur le Ria.
Arh.




