Il y a un an que le drame d’Ambohimalaza s’est déroulé. Cette soirée a coûté la vie une trentaine de personne et jusqu’à ce jour, le procès y afférant n’a pas encore eu lieu. En tout état de cause, ce drame est à imputer à une intoxication alimentaire. Volontaire ou non ? Seul le procès le dira.
Quoi qu’il en soit, à l’approche des fêtes du 26 juin, l’intoxication alimentaire est un sujet qui risque de défrayer la chronique. Qu’on le veuille ou non, il y a toujours une inquiétude autour des conditions d’hygiène lors de la préparation des aliments. Cela peut arriver au niveau de chaque foyer, dans les établissements de restauration, populaires ou non, …. Le moindre laisser-aller en matière d’hygiène peut coûter cher.
D’aucuns ignorent que les conditions de conservation des aliments jouent un rôle essentiel. Or, le matériel requis coûte souvent bien cher. Et s’il existe, des fois, il est défaillant compte tenu de sa vétusté. Ce qui revient au même. C’est pourquoi, certaines grandes surfaces ont fait l’objet d’une descente des agents du ministère du Commerce et de la consommation. Certains rayons (charcuterie, fromage, …) ont été scellés à cause de la défaillance de la chaîne « froid ».
Dans les établissements de restauration, la hausse inhabituelle de la clientèle (donc de la demande) peut être à l’origine d’une certaine négligence au niveau de l’hygiène. Ce qui peut être considéré comme étant une négligence minime peut aboutir à un véritable drame. Et le cas échéant, les conséquences peuvent âtre désastreuses pour l’établissement. C’est toute sa réputation qui est mise en jeu.
Là où le risque d’intoxication alimentaire est très élevé se trouve dans les points de restauration populaire, du type gargote. Le boom des street-food dans les grandes villes du pays ne fait qu’augmenter les risques. Dans certains cas, on peut y déplorer l’absence totale d’hygiène. De nombreux cas d’intoxication alimentaire collective ont été enregistrés dans ces points de vente. Mais cela ne dérange point les habitués.
Cela s’explique surtout par l’inexistence de la chaîne « froid » qui permettrait de conserver les aliments. Afin de palier à cette insuffisance, c’est là que devrait se renforcer les contrôles faits par les autorités. Effectivement, c’est dans ce type de local qu’on trouve le plus grand nombre de consommateurs. Donc le risque est encore plus grand. Mais ce type de contrôle se fait rare.
Pourtant, la grande partie de la population n’a pas les moyens de fréquenter les établissements de restauration qui donne quand même une certaine garantie en matière d’hygiène. D’où le problème. D’autant plus qu’il est difficile d’inculquer à ces gargotiers les rudiments d’hygiène alimentaire. Pour le moment, on ne fait qu’attendre que les cas d’intoxication se révèlent et réagir après coup tout en espérant qu’il ne soit pas trop tard.
Ranaivo Lala Honoré




