Réunis à Tsiadana, de nombreux représentants du karaté-do, ont brisé le silence pour dénoncer la gestion de leur discipline. Ce collectif composé de présidents de sections, de dirigeants de clubs, d’arbitres, d’athlètes et de parents de pratiquants, a publié un communiqué sans équivoque, relayé par Pely Yves Harinaivo, secrétaire général de la section karaté-do Tana-ville.
Les signataires rappellent tout d’abord une réalité administrative incontestable : « le mandat d’Emile Ratefinanahary, président de la Fédération (FKM), est arrivé à son terme le 26 avril 2026 ».
Dans ce sens, le collectif dresse un réquisitoire sévère contre l’ancienne équipe dirigeante. Il dénonce « d’innombrables dysfonctionnements, une opacité financière totale, des actes de favoritisme ainsi que des cas de harcèlement et d’extorsion de fonds touchant directement les athlètes et leurs familles. A cela s’ajouterait une braderie des grades DAN fondée sur le clientélisme ».
Installer un comité ad-hoc
Face à cette situation, le collectif demande aux ligues en situation régulière de constater officiellement la vacance du pouvoir. L’objectif est d’installer rapidement un comité ad-hoc pour gérer les affaires courantes. Pour garantir la transparence, les membres de l’ancienne fédération en seront strictement exclus. Ce comité aura pour mission principale d’organiser de nouvelles élections d’ici trois mois.
« Ces démarches visent à rétablir la légalité et annihiler toute tentative d’exploitation de l’entité à des fins et activités illégales », stipule le communiqué.
Le collectif exhorte désormais le ministère de la Jeunesse et des Sports à prendre ses responsabilités pour accompagner ce renouveau indispensable.
Rakoto




