A l’approche des Championnats d’Afrique Cadets 2026 qui se tiendront le 25 juillet à Casablanca (Maroc), la délégation malgache masculine affirme déjà sa détermination farouche à ravir des sacres.
Madagascar possède en effet une solide référence africaine chez le cadet, qui fait de la Grande île l’un des pays à ne pas sous-estimer sur la scène continentale. On se souvient encore des sacres de Rojo Fristianie Jessica Ratovoson (-48 kg) en 2016 et de Juane Andriamahenina (-44 kg) en 2018, deux championnes d’Afrique qui ont hissé le drapeau malgache au sommet du podium. Ces exploits féminins ont forgé une culture de la gagne chez les jeunes judokas malgaches. Aujourd’hui, c’est au tour des garçons de prendre le relais et d’inscrire leur nom dans cette lignée dorée.
Cette fois, pas de filles dans la sélection ! Quatre garçons « dans le vent », portés par leur titre de champions nationaux et une expérience grandissante sur le circuit continental, vont défendre les couleurs rouge et blanc.
En tête de liste, Hajaina Randrianaivo (-55 kg), 81e au ranking mondial avec 60 points, incarne parfaitement cette continuité. Médaille d’or à Pretoria et d’argent à Port-Louis en 2025, il a déjà le goût des podiums africains. Son explosivité en tachi-waza et sa maîtrise au sol en font un sérieux prétendant.
Yves Yohan Ravelojaona (-66 kg), 44e mondial avec 100 points, est sans doute le plus armé du quatuor. Champion de Madagascar, auteur d’un doublé Or Cadets et Juniors à Port-Louis en 2025, ce judoka polyvalent, dangereux autant en uchi-mata qu’en ne-waza, arrive en pleine confiance.
Kenzo Andrianiaina (-73 kg), champion national, et Wilan Said Hasimbola (-81 kg), champion de Madagascar 2026 et 272e mondial, complètent une équipe équilibrée. Même s’ils possèdent moins de repères internationaux, leur hargne et leur technique nationale leur permettront de jouer les trouble-fêtes.
Le challenge qui attend cette sélection malgache cette année est pourtant de taille. Ces Championnats d’Afrique Cadets 2026 s’annoncent particulièrement relevés. Les cadors traditionnels, Algérie, Tunisie, Egypte, Afrique du Sud et bien sûr le Maroc, aligneront des athlètes souvent mieux classés et plus habitués aux joutes continentales de haut niveau.
Naisa




