Faire de l’agriculture un véritable moteur de croissance économique plutôt qu’un simple secteur de subsistance. Tel est l’objectif du troisième pilier de la Politique agricole et de souveraineté alimentaire 2026-2040 consacré à la mise à l’échelle de l’agribusiness et de l’entrepreneuriat des jeunes. Et comme plus de 60% de la population malgache, a moins de 25 ans, les autorités entendent transformer ce potentiel démographique en levier de développement économique.
La Politique agricole et de souveraineté alimentaire a pour vocation de faire évoluer les pratiques agricoles vers un système plus structuré, capable de produire davantage, de transformer localement et d’approvisionner durablement les marchés nationaux et internationaux. Le document souligne que cette transition nécessite des conditions favorables aux investissements, à une meilleure organisation des producteurs et à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles.
Le premier levier repose sur la mobilisation des investissements. Et les promoteurs de la réforme estiment que «la stabilité réglementaire, la sécurisation foncière et des mécanismes de financement adaptés, permettront aux investisseurs de développer la production, la transformation et la commercialisation agricoles». Ils considèrent également que ces mesures favoriseront la création d’un véritable tissu agro-industriel national.
Structuration de l’agribusiness.
Le deuxième axe concerne la structuration de l’agribusiness. Les responsables expliquent que «les coopératives de producteurs, les clusters agricoles et les partenariats public-privé, permettront de sortir de la fragmentation actuelle et d’orienter progressivement l’agriculture vers les marchés». Des pôles agro-industriels territoriaux devraient ainsi renforcer les chaînes de valeur et améliorer la compétitivité du secteur.
Le troisième volet met l’accent sur les jeunes. Selon les auteurs de la feuille de route, «des formations techniques et entrepreneuriales, un accompagnement à l’installation ainsi qu’un meilleur accès au financement, doivent permettre l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles».
Les expériences du Rwanda et du Kenya sont citées pour montrer que l’intégration des jeunes dans des chaînes de valeur modernisées, accélère la transformation du secteur.
Arh.




