Le déficit de production d’électricité et d’eau potable dans la ville des Fleurs, s’aggrave. Le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, s’est même rendu sur place en fin de semaine pour constater de visu la situation et exiger des solutions rapides.
En visitant les centrales exploitées par le partenaire Enelec, le constat est accablant. Seulement, 7,26 % de la production électrique prévue par le contrat est effectivement livrée. Un niveau jugé très insuffisant face aux besoins de la population. Le directeur général a réclamé «un plan d’action assorti d’un calendrier précis» pour ramener la production à son niveau contractuel.
Côté eau, le manque est tout aussi criant. La ville produit 27.000 m³ par jour, alors que ses besoins atteignent 34.000 m³. Le déficit quotidien s’élève donc à 7.000 m³. Pour combler ce gap, la Jirama prévoit de réaliser neuf forages, d’installer une station de pompage vers le réservoir de Mangatokana, une conduite DN 600 de 8,5 kilomètres et de nouveaux réservoirs, dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (Paaep), financé par la Banque mondiale. Une partie du chantier a déjà démarré.
49 centrales hybrides
Au niveau national, le gouvernement accélère la transition énergétique. Le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, a annoncé, vendredi, à Tsimbazaza, la transformation de 49 sites en centrales hybrides dès cette année. «Les discussions avec les entreprises qui exécuteront les travaux entrent déjà dans leur phase finale», a-t-il précisé.
32 sites seront financés par le budget de l’État, avec des travaux prévus «au plus tard en 2027». Le gouvernement fournit les équipements et la Jirama assure l’installation. 17 autres sites seront financés par le projet Decim, avec une offre clé en main. Les études sont achevées et les tests d’acceptation en usine sont en cours. Cette phase représentera 9,2 MW de puissance installée, couplés à 29,2 MW de batteries.
Arh.




