La perquisition controversée menée au domicile d’un ressortissant chinois à Ambohibao connaît un nouveau rebondissement. Après leur présentation devant le parquet d’Anosy, quatre hommes, dont le dénommé Florent qui s’est fait passer pour un conseiller de la Présidence lors de la perquisition, ont été placés en détention préventive à la prison de Tsiafahy.
Cette décision intervient après plusieurs prises de position officielles. La Présidence de la République avait formellement démenti avoir confié une mission ou donné un mandat aux membres du groupe. Elle s’était ainsi désolidarisée d’une opération présentée comme une perquisition, mais menée en dehors du cadre légal.
Le ministère de la Justice avait également rappelé que toute perquisition doit respecter des procédures strictes et être conduite par des autorités habilitées. L’usage d’une fausse qualité ou du nom d’une institution, constitue une infraction.
Le militaire…
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Florent a reconnu publiquement sa participation. Il affirmait avoir agi comme simple citoyen, par « amour pour la patrie », tout en précisant ne pas avoir été envoyé par le chef de l’Etat. Le placement en détention préventive des quatre hommes marque en tout cas une avancée importante de la procédure.
Après s’être désolidarisée du groupe, la Présidence laisse donc la procédure suivre son cours. Le ministère de la Justice avait, pour sa part, clairement rappelé que nul ne peut organiser une perquisition ou se prévaloir d’une fonction publique sans autorisation légale.
L’enquête devra aussi faire la lumière sur les biens que les plaignants affirment avoir perdus, notamment plus de 200 millions d’ariary, des devises étrangères et plusieurs téléphones. Elle devra établir la chaîne des responsabilités, identifier les organisateurs et préciser le rôle de chaque participant.
Tivo Rasam




