Alors que le FFKM poursuit la préparation de la concertation nationale, le président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, ouvre un autre espace de discussion, réservé dans un premier temps aux principaux responsables politiques, D’où sa rencontre avec les anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina.
Le président Michaël Randrianirina a affirmé hier que la rencontre avec Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina constitue le début du dialogue politique. «Une nouvelle réunion est prévue afin de déterminer la démarche à adopter et de préciser les modalités des prochaines discussions», a-t-il souligné.
Le rapprochement avec Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina constitue ainsi le point de départ d’une consultation des partis politiques du pays. En effet, la refondation ne peut pas reposer uniquement sur des décisions administratives ou techniques. La révision des institutions, la réforme du système électoral, la préparation d’une nouvelle Constitution et l’organisation de la prochaine présidentielle, supposent un minimum d’échanges entre les principales forces politiques.
Quant au dialogue politique, il sera davantage centré sur la gestion de la transition, le fonctionnement des institutions, le système électoral, les garanties de neutralité et le calendrier de la transition. La coexistence de ces deux cadres pourrait faciliter le processus et permettre au FFKM de poursuivre les consultations populaires pendant que les responsables politiques recherchent un accord sur les règles du jeu.
L’ouverture de ce dialogue répond en partie les demandes de plusieurs plateformes politiques. En effet, le Sehatra ifanakalozana anatsarana ny fanaovana politika (SIAP) prône la recherche d’un compromis national suffisamment large tout en insistant sur la neutralité des institutions et sur la crédibilité des conditions de préparation des prochaines élections. Le Komity fanorenana an’i Madagasikara (KFIM), regroupant une centaine de partis politiques, fait également partie des plateformes qui réclament un véritable échange entre les responsables politiques.
Pour sa part, Michaël Randrianirina associe la réussite du dialogue politique et de la concertation nationale, à l’achèvement du processus de Refondation et à l’organisation de l’élection présidentielle en décembre 2027. Le dialogue politique pourrait contribuer à désamorcer les tensions avant les élections. Il pourrait également réduire les risques de contestation si les principales forces politiques acceptent les règles retenues. Mais il pourrait aussi ralentir le processus si les discussions se transforment en négociations interminables ou si les participants ne parviennent pas à dépasser leurs intérêts particuliers.
Tivo Rasam




