D’aucuns ignorent que les personnes diabétiques éprouvent
de grands problèmes quand elles ont des plaies ouvertes. Généralement, ces plaies ont le caractéristique de se cicatriser difficilement. Et compte tenu de l’état des personnes concernées, c’est devenu problématique.
Or, tout récemment, une chercheuse brésilienne a mis au point un dispositif capable d’accélérer la cicatrisation des plaies liées au diabète. Ce qui représente une avancée fondamentale pour les personnes touchées par le diabète.
Cependant, en même temps, au Cameroun, on vient de communiquer qu’on connaît un arbre qui peut guérir les grandes plaies des personnes qu’ils soient diabétiques ou non. Autrement dit, cette dernière communication réduit, dans une certaine mesure, l’effet de la précédente découverte.
Bien entendu, il ne s’agit pas d’un miracle ni d’un cas isolé. Beaucoup de maladie peuvent être traitées à partir d’un remède qu’on appelle, avec un certain sens péjoratif, de « remède de grand-mère ». Beaucoup de maladies sont concernées, même parmi celles considérées d’inguérissables.
Même à Madagascar, ce type de remède existe. Le vrai problème se trouve dans le fait que, dans ces remèdes, il n’existe aucune formule scientifique qui puisse donner le moindre fondement. Mais dans tous les cas, ces remèdes se sont avérés très efficaces.
Cependant, il se trouve que ce sont les chercheurs autochtones susceptibles de prouver l’efficacité de ces remèdes qui se font rares dans les pays dits en développement. Pourtant, cela pourrait devenir une avancée scientifique qui sera utile à de nombreuses vies.
Par ailleurs, si une telle efficacité était prouvée, cela pourrait rendre service à l’humanité toute entière car le remède pourrait devenir accessible pour tout le monde. Il ne faut pas oublier que le traitement pour lutter contre le diabète, entre autres, coûte très cher.
C’est d’ailleurs, l’une des raisons pour lesquelles, on assiste rarement à ce type de « miracle ». Le lobby des grandes industries pharmaceutiques est superpuissant qu’il leur est possible de facilement dénigrer ce type de remède qui, pourtant, serait d’une grande utilité pour l’humanité.
La raison est que des sommes colossales sont en jeu dans la production et la vente de médicaments produits par les grandes firmes pharmaceutiques. Elles ne peuvent pas permettre que des recettes de grand-mère concurrencent leurs produits qui ont coûté des millions et des millions d’euros en matière de recherches et développement.
Mais en fin de compte, rien ne dit que ces remèdes de grand-mère ne sont pas efficaces. Seulement, il est difficile de convaincre les sommités scientifiques locales de le prouver. Pour toutes ces raisons, pour le moindre traitement, on reste obligé de payer le prix fort.
Ranaivo Lala Honoré




