Le tribunal correctionnel rendra son verdict le 1er septembre prochain dans l’affaire Arile Jean de Dieu Ravalison. Cet agent de l’administration pénitentiaire est poursuivi pour faux en écriture administrative, usage de faux, escroquerie, destruction de biens appartenant à autrui et port illégal de galons. Jugé hier, il a contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Placé en détention préventive à la prison d’Imerintsiatosika depuis le 16 mars dernier, le prévenu a sollicité une mise en liberté provisoire pour des raisons de santé. Le tribunal a rejeté cette demande.
Concernant le port de galons à trois étoiles, correspondant au grade d’Inspecteur général de l’administration pénitentiaire, Arile Jean de DieuRavalison a soutenu que cette distinction lui avait été accordée à la suite d’une décision du Conseil supérieur de la fonction publique (CSFop).
Cette version a été contestée par l’avocat du Centre de gestion de l’administration pénitentiaire, partie civile dans cette affaire. Selon lui, seul un décret adopté en Conseil des ministres peut autoriser l’attribution de ce grade.
Le dossier porte également sur un litige foncier à Ambohijanaka, à l’origine des poursuites pour escroquerie et destruction de biens. Le prévenu affirme que cette affaire avait déjà été réglée avant d’être rouverte. Le plaignant soutient, pour sa part, avoir remis quatre millions d’ariary au mis en cause et réclame 60 millions d’ariary de dommages et intérêts.
L’audience a été marquée par plusieurs échanges tendus. Le président du tribunal a rappelé au prévenu que la salle d’audience n’était ni une tribune politique ni un lieu de débat public. Il l’a invité à répondre uniquement aux questions posées par la juridiction.
S.A.




