La Commission d’enquête parlementaire sur la Jirama poursuit ses investigations. Réunie hier à l’Assemblée nationale, elle a auditionné le directeur général de la société, le général Hajatiana Rasolomanana. A l’issue de cette audition, le président de la Commission, le député Pety Rakotoniaina, a indiqué qu’une partie des documents et conventions réclamés à la Jirama n’a toujours pas été transmise, alors que ces pièces sont jugées indispensables à la poursuite de l’enquête.
Après une interruption liée aux obligations des députés dans leurs circonscriptions respectives, les travaux de la Commission ont repris mardi 4 août. Les échanges ont porté sur la gestion des subventions accordées par l’Etat à la Jirama, les conventions conclues par l’entreprise ainsi que les raisons de la non-transmission de plusieurs documents sollicités par les parlementaires.
Avant le début de son audition, le directeur général de la Jirama a prêté serment devant la Commission. Il s’est engagé à ne rien ajouter, retrancher ou dissimuler et à dire toute la vérité sur les faits examinés dans le cadre de l’enquête parlementaire.
La Commission s’est également penchée sur les plaintes formulées par d’anciens employés de la Jirama, qui contestent les conditions de leur licenciement et dénoncent des mesures qu’ils jugent injustifiées.
Les auditions se poursuivront dans les prochains jours avec d’autres responsables, notamment ceux de la Cour des comptes. L’objectif est de réunir l’ensemble des éléments nécessaires afin d’établir les responsabilités et de formuler des recommandations susceptibles de contribuer au redressement de la Jirama.
Enfin, le député Pety Rakotoniaina a réaffirmé que l’enquête parlementaire sera menée jusqu’à son terme, quelles que soient les rumeurs ou les pressions. Il a également annoncé de prochaines descentes dans les régions afin de renforcer et d’élargir les investigations sur le terrain.
S.A.




