Alors que la Grande île ambitionne de retrouver son hégémonie régionale aux Jeux des Îles 2027, les athlètes d’Analamanga ont imposé leur loi dès l’ouverture des sommets nationaux, hier au stade d’Alarobia.
Entrée en matière fracassante pour les athlètes d’Analamanga. Véritables patrons de la compétition, les athlètes de la capitale ont réussi une véritable razzia en s’adjugeant neuf des onze couronnes mises en jeu. Cette suprématie territoriale repose principalement sur la forme étincelante du Cosfa et de l’Essa, crédités de trois médailles d’or chacun, parfaitement secondés par le 3FB (deux titres) et le Cospn (un titre).
Sur le tartan, les patrons de chaque discipline n’ont laissé aucune chance à leurs rivaux. Sur le 3.000 m steeple, la hiérarchie est restée intouchable, Marthe Ralisinirina du 3FB a survolé le tableau féminin en 11’15, tandis que Tsima Tahinjanahary du Cosfa a dompté l’épreuve masculine avec un chrono prometteur de 9’28”5.
Restaurer son hégémonie d’antan dans la région
L’effervescence a atteint son paroxysme lors de l’épreuve reine du 100 mètres. Profitant de l’absence du champion en titre, Sylvain Benandro (Cosfa), blessé, Junior Tsiravy (Cosfa) a écrasé la concurrence masculine avec un temps référence de 10″69, distançant nettement Eric Justin du Cospn (10″77). Du côté féminin, le statut de femme la plus rapide de Madagascar revient à Zo Rakotonary (Essa), impériale en 12″ pile, devant Ophélia Zafimandimby (Abca Amoron’i Mania), deuxième en 12″4.
Comme l’a rappelé le directeur technique national, Tsiry Manantena Rakotomalala, ce championnat constitue la première étape de détection, en vue des Jeux des îles de l’océan Indien 2027 aux Comores. La Grande île entend bien restaurer son hégémonie d’antan dans la région. Les deux dernières journées de compétition s’annoncent tout simplement explosives.
Soafara Pharlin




