Refonte de la liste électorale: la Ceni mobilise les partis et la société civile

Deux semaines après le lancement de la refonte totale des listes électorales, l’enjeu dépasse désormais la seule organisation technique. Le principal défi réside désormais dans la mobilisation des citoyens et l’implication de l’ensemble des acteurs électoraux.

«La réussite de cette opération ne dé­pend pas uniquement de l’institution électorale. Les partis politiques, les organisations de la société civile et les autres acteurs de la vie nationale sont appelés à participer activement au suivi du processus, à informer la population et à encourager les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales », rappelle Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).
Cette implication est d’autant plus nécessaire que la crédibilité du futur fichier électoral reposera largement sur la capacité du dispositif à toucher l’ensemble des électeurs potentiels, y compris ceux qui restent éloignés des circuits habituels d’information. Les partis politiques disposent, à ce titre, d’un rôle particulier. Leur im­plantation dans les communes et les fokontany peut contribuer à identifier les omissions, à accompagner les électeurs et à suivre le déroulement des inscriptions.

Ne pas confondre « Izaho Tokana » et liste électorale

Un autre défi concerne la compréhension même de la procédure. Thierry Rakoto­narivo insiste sur la différence entre l’enregistrement biométrique réalisé dans le cadre du projet « Izaho Tokana » et l’inscription sur la liste électorale.
« Les deux démarches sont distinctes. Un citoyen déjà enrôlé au niveau de la biométrie ne doit donc pas considérer qu’il est automatiquement inscrit comme électeur », a-t-il rappelé. Cette confusion pourrait, en effet, réduire le nombre d’inscriptions si elle n’est pas rapidement dissipée par une communication claire et accessible.

Transformer la sensibilisation en actes

Après la phase de lancement institutionnel, la refonte entre désormais dans une étape plus délicate : celle de la participation effective de la population. La réussite de l’opération dépendra moins des annonces que de la capacité à transformer la sensibilisation en inscriptions concrètes.
La qualité du futur fichier électoral, et donc une partie de la confiance dans les prochaines échéances électorales, se joue dès maintenant sur le terrain.

Tivo Rasam

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