Le VFM a été officiellement mis en place hier à Avaradrano. La plateforme regroupe 87 députés. Face aux critiques qui les accusent de chercher à préserver leurs sièges, ses responsables affirment vouloir contribuer à la refondation et au développement du pays.
« Beaucoup nous critiquent et affirment que nous cherchons à protéger nos sièges », a déclaré le président du VFM, le député Fanomezantsoa Andrianjanahary. Il estime que les élus ont le devoir de participer aux efforts de redressement du pays plutôt que de rester spectateurs.
La plateforme réunit 87 des 163 députés de l’Assemblée nationale. Elle rassemble des élus indépendants et des députés issus de différents partis, qui affirment vouloir soutenir la démarche de refondation engagée par les autorités.
« Le gouvernement ne peut pas redresser seul le pays. Nous devons nous donner la main dans la vérité et dans un esprit de solidarité », a de nouveau souligné Fanomezantsoa Andrianjanahary. Il appelle également les élus souhaitant s’impliquer à rejoindre la plateforme.
Interrogations constitutionnelles
La présence de députés élus sous l’étiquette de partis au sein de ce nouveau regroupement soulève par ailleurs des interrogations sur le plan politique. L’article 72 de la Constitution encadre en effet le statut des députés élus sous la bannière d’un parti et leurs rapports avec les groupes politiques durant leur mandat.
Malgré ces réserves, le VFM soutient que les élus doivent privilégier l’unité et la solidarité afin d’accompagner les efforts de redressement. La plateforme appelle ainsi ceux qui souhaitent prendre leurs responsabilités à s’inscrire dans cette démarche et à contribuer au développement du pays.
S.A.




