Valeur marchande: le marché des Barea a basculé en trois saisons

Au fil des trois dernières saisons, le marché des internationaux malgaches a connu un véritable chamboulement, digne d’un mercato d’été mouvementé. Là où, en 2024, les Barea s’appuyaient encore sur des valeurs sûres et expérimentées pour porter leur cote, les deux années suivantes ont vu émerger une nouvelle génération, plus jeune, plus prometteuse, mais aussi plus exposée aux aléas des cotations.

Ce mois d’août 2026, le classement des va­leurs marchandes des internationaux malgaches dresse un tableau sans con­cession. Andy Pelmard reste le numéro un incontesté à 2 millions d’euros, loin devant un Rayan Raveloson qui plafonne désormais à 1 million. Loïc Lapoussin, jadis la locomotive du marché barea, stagne à 800.000 euros, tandis que les jeunes Mathieu Acapandié et Ylan El Hadary, déjà cotés 700.000 euros chacun, confirment leur percée. Derrière eux, le trio d’attaquants Hakim Abdallah, Warren Caddy et Bryan Adinany se maintient solidement à 600.000 euros, avant que Nicolas Fontaine et Sandro Trémoulet ne ferment le top 10 avec des estimations plus modestes de 400.000 et 350.000 euros. Cette photographie d’été 2026 révèle une équipe nationale en pleine mutation, où la jeunesse commence à peser lourd dans la balance des cotations.
Pourtant, il suffit de remonter à la saison 2025 pour mesurer l’ampleur du basculement. Déjà, Pelmard, alors âgé de 26 ans, avait pris les commandes avec ses 2 millions d’euros. Raveloson, à 29 ans, avait vu sa valeur s’effriter de moitié par rapport à l’année précédente, tombant à 1 million, tandis que Lapoussin, passé trentenaire, chutait brutalement de ses sommets. Marco Ilai­maharitra maintenait encore sa place à 800.000 euros, et Jean Marcelin apparaissait à 700.000 euros aux côtés d’Acapandié et d’El Hadary, déjà prometteurs à 21 et 19 ans. Les pointeurs, eux, affichaient la même solidité qu’aujourd’hui. Le top 10 de 2025 annonçait clairement la fin d’une ère et l’émergence d’une génération capable de prendre le relais.
Le contraste est encore plus frappant lorsqu’on se tourne vers 2024. A l’époque, c’était Lapoussin, 29 ans, qui dominait le marché avec une cote stratosphérique de 2,5 millions d’euros, suivi de près par Raveloson à 2 millions. Ilaimaharitra tenait son rang à 800.000 euros, Abdallah et Caddy gravitaient autour des 600-650.000 euros, et le reste du classement était peuplé de cadres aux valeurs nettement plus modestes : Kenji-Van Boto, Njiva Rakoto­harimalala, Ryan Ponti ou encore Morgan Jean-Pierre. L’effectif des Barea s’appuyait alors sur l’expérience et la maturité, avec des cotes élevées pour les leaders techniques, mais peu de perspectives de progression pour le bas de tableau.

Naisa

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