La concertation nationale à venir ne place pas encore au centre des débats la question des femmes rurales et leur rôle vital dans l’agriculture et la production alimentaire. Dans ce contexte, leur accès à la terre est au cœur d’un atelier de deux jours à Ankerana.
« Le cas des femmes rurales n’a pratiquement jamais évoqué dans les discussions », souligne Hantanirina Lilia Ravoniharisoa, présidente nationale de Farm (Femme en Action rurale de Madagascar).
Selon elle, bien que les femmes réalisent la grande partie des travaux agricoles, leur contribution reste souvent invisible et non rémunérée. De plus, elles sont également nombreuses à ne pas posséder de terres, car n’ayant pas de moyens financiers et ne détenant pas le pouvoir de décision, alors que les lois prévoient en principe les mêmes droits pour les hommes et les femmes.
Des recommandations concrètes
L’atelier d’Ankerana a permis d’identifier les principaux problèmes et de formuler des recommandations pertinentes à l’endroit des ministères, de l’Assemblée nationale, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations concernées.
Parmi les propositions, la facilitation de l’accès des femmes rurales à la terre, l’amélioration des infrastructures rurales et la création de comités d’accompagnement au niveau des fokontany. Les participants insistent également sur la nécessité de suivre la mise en œuvre de ces mesures. Il s’agit de vérifier les actions réalisées, d’identifier les difficultés et d’alerter les responsables lorsque les engagements ne sont pas respectés. Cette concertation constitue ainsi une étape essentielle pour faire entendre davantage la voix des femmes rurales.
N.A




