TI-MG: « Où en est la démocratie à Madagascar ? »

A l’occasion de la Journée internationale de la démocratie, célébrée hier, Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG), est allée à la rencontre des citoyens à Antaninarenina, en leur posant des questions sur la situation de la démocratie dans le pays. 

Dans le cadre de son activité «Où en est la démocratie?», TI-MG a posé trois questions aux citoyens. Que signifie la démocratie pour eux, que manque-t-il aujourd’hui et que peut-on faire pour la renforcer ? Leurs réponses ont été inscrites sur des feuilles et accrochées au « Fil de la démocratie ».
«Une démocratie sans citoy­ens, c’est juste du wifi sans connexion », a lancé l’un d’eux. Pour Mademoiselle Manambina, la situation reste préoccupante : «La démocratie est encore limitée chez nous et la liberté d’expression n’existe pas encore réellement à Madagascar». Les citoyens rencontrés ont également fait part de leurs préoccupations sur l’état de la démocratie dans le pays.
« La démocratie ne se construit pas en un jour. Ce n’est pas un combat d’un jour, d’un mois ou de deux mois, mais un travail permanent », a déclaré Mialisoa Andriamam­pia­ni­na, directrice exécutive de TI-MG. Cette journée a ainsi été l’occasion de faire le point sur les acquis, mais aussi sur les difficultés persistantes.

De l’accès aux informations à la liberté d’expression
Trois points ont particulièrement été mis en avant par TI-MG. D’abord, les citoyens, les journalistes et la société civile doivent pouvoir accéder aux informations relatives aux affaires publiques. Alors que la loi sur l’accès à l’information publique n’a toutefois pas encore été adoptée au niveau de l’Assemblée nationale. Puis, les citoyens doivent pouvoir exprimer leurs opinions, y compris lorsqu’elles sont différentes de celles des dirigeants ou d’autres groupes. Pour TI-MG, la diversité des points de vue, reste essentielle dans le débat démocratique.
Le troisième point con­cerne les élections et le financement des campagnes électorales. TI-MG insiste sur la nécessité d’encadrer les dé­penses des candidats, mais également de rendre publics les sources de financement et l’utilisation des fonds. La réforme électorale ne devrait pas se limiter au remplacement des membres de la Ceni, mais porter également sur le fonctionnement global du système électoral.
« Plus un pays est ouvert, plus les citoyens peuvent s’exprimer et plus la gestion des fonds est transparente, plus la pression sur la corruption est forte », souligne Mialisoa Andriamampianina.

S.A

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