La ministre en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, a détaillé les chantiers engagés par son département et exposé la nouvelle méthode de travail adoptée par le gouvernement. Elle insiste notamment sur la nécessité de mettre en place une approche interministérielle, pour mener à bien le processus de refondation.
Un atelier stratégique consacré à la Refondation s’est tenu hier à Ankorondrano avec les secrétaires généraux des ministères et des structures de l’Etat, ainsi que les directeurs de cabinet. Selon la ministre en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, ces responsables administratifs jouent un rôle central dans la mise en œuvre des orientations gouvernementales, en assurant notamment la continuité et le fonctionnement des différents départements ministériels.
«Le ministère chargé de la Refondation ne fera pas la Refondation à la place des autres ministères», explique Hanitra Razafimanantsoa. Sa mission consiste plutôt à définir le cadre et les mécanismes permettant à chaque ministère de conduire les réformes relevant de son secteur.
Une nouvelle méthode de travail
La ministre affirme que le gouvernement entend adopter une nouvelle approche à la fois sectorielle et multisectorielle, ainsi qu’une méthode de travail mettant l’accent sur la coordination de tous les ministères concernés, nécessaire à l’élaboration des lois, des décrets et des textes réglementaires. Les chevauchements de compétences, les blocages administratifs et les attentes entre ministères, sont identifiés comme des facteurs susceptibles de ralentir la mise en œuvre des décisions.
Dans le cadre du Programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat, deux grandes orientations sont retenues. La première porte sur la réponse aux besoins urgents de la population, notamment en matière d’eau, d’électricité, de justice, de santé et d’éducation. La seconde concerne directement le programme de refondation. L’objectif est d’élaborer un Document national d’orientation, destiné à définir une vision à long terme pour Madagascar. Chaque ministère devra ensuite décliner cette vision dans son propre secteur.
Un nouvel atelier est par ailleurs prévu avec la Plateforme des Auditeurs Ministériels (Pam) au début du mois d’octobre. Il devrait permettre d’approfondir la réflexion sur la Refondation dans les différents secteurs.
N.A




