Après avoir dominé la phase régulière avec une main de maître, les Étoiles du Sud se sont heurtées à un mur lors du Final Four des Masters de pétanque 2026 à l’Île-Rousse. Premiers du classement général à l’issue des sept étapes, les hommes d’Yves Rakotoarisoa ont quitté la Corse sans gloire, éliminés sèchement dès leurs deux premières sorties. Un revers cuisant.
Face à la Dream Team, composée de Laurent Matraglia, Henri Lacroix, Philippe Quintais et Philippe Suchaud, les Malgaches et leurs alliés africains ont complètement perdu le Nord. Le score final de 1-13 traduit une véritable correction. Les légendes françaises ont imposé leur tempo dès les premières mènes, multipliant les carreaux et les tirs au fer.
Zigle (Jean-François Rakotondrainibe) et Fara N’Diaye ont tenté de résister en pointe, mais le milieu de terrain adverse a étouffé toute velléité de remontée. Yves Rakotoarisoa, habituellement si précis au bouchon, a manqué plusieurs décisions capitales. Marcel Gbetable, de son côté, n’a pas pu compenser l’absence de rythme offensif. En une poignée de mènes, la partie était déjà pliée.
Même physionomie pour la deuxième rencontre, contre l’équipe Rocher (Stéphane Robineau, Dylan Rocher, Diego Rizzi et Jean-Michel Puccinelli). Score final : 2-13. Cette fois encore, les Étoiles du Sud ont été submergées. Dylan Rocher et Diego Rizzi ont joué une pétanque de très haut niveau, alternant tirs dévastateurs et points millimétrés. Les Malgaches ont bien accroché deux mènes, mais l’écart s’est rapidement creusé. Face à une formation rocherienne en pleine confiance après sa victoire à Nevers, les Étoiles du Sud ont perdu le fil du jeu et n’ont jamais réussi à imposer leur style de jeu rapide et technique.
Ce double échec laisse un goût amer. Tout au long de la tournée 2026, les Étoiles du Sud avaient été les plus régulières : première place solide, victoire d’étape à Romans-sur-Isère, demi-finales quasi systématiques. Yves, Zigle, Fara et Marcel ont prouvé qu’ils pouvaient rivaliser avec le gratin mondial. Pourtant, au moment de vérité, le Final Four a révélé une équipe crispée, incapable de transformer sa position de leader en performance décisive.
Naisa




