Braquage mortel d’un catéchiste: Sept personnes jetées en prison

Sept personnes ont été placées en détention préventive avant-hier à la maison centrale de Fandriana, dans le cadre d’une affaire liée à un braquage mortel survenu le 20 septembre au domicile d’un catéchiste de la région.

Parmi les suspects figurent des individus originaires d’Ambohi­ma­n­gakely, Antananarivo et An­tsirabe. Le 20 septembre dernier vers 21h, un gang composé de dix hommes ont pris d’assaut une maison à Tsarasaotra, fokontany d’Andranoraikitra, commune rurale de Fiadanana, district de Fandriana.
Les bandits équipés d’armes à feu et d’objets tranchants, ont tiré sur le patron des lieux, un catéchiste du village. Celui-ci a tenté de sortir de sa maison par derrière pour appeler à l’aide, mais les bandits l’ont sèchement abattu en tirant sur lui presque à bout portant. Après quoi, les malfaiteurs ont violé l’épouse du catéchiste et agressé les parents du couple qui habitait avec lui. Après s’être emparés d’une somme de 560.000 ariary et deux téléphones portables, les voleurs ont tranquillement quitté les lieux.
Après le départ des bandits, les victimes se sont ressaisies et ont prévenu la gendarmerie de Fandriana, et les recherches ont commencé la nuit même des faits. Le lendemain matin, deux hommes ont été appréhendés par la police dans cette affaire, et ont été remis entre les mains de la gendarmerie saisie de l’enquête. Plus tard une série d’interpellations a été réalisée dans toute la ville.
« Les enquêteurs de la gendarmerie de Fandriana et la police ont combiné leur expérience et le 22 septembre, deux individus ont été arrêtés, puis trois autres les jours suivants, conduisant au final à sept le nombre des interpellations », a indiqué la gendarmerie de Fandriana.
Selon les précisions, cinq des concernés auraient participé directement à l’attaque. Deux autres sont juste des complices, informateurs et hébergeurs. Les forces de l’ordre ont par ailleurs mis la main sur les têtes pensantes du braquage, dont l’un est un ancien employé de la famille victime. L’intéressé aurait recruté les bandits venus d’ailleurs pour perpétrer le braquage.
L’enquête a également permis de savoir que la bande a obtenu un faux renseignement au sujet des victimes. « On leur auraient fourni des fausses informations avançant l’existence de deux sacs remplis d’argent chez le catéchiste. Arrivés sur place pourtant, ils n’ont pas trouvé lesdits sacs et à défaut, ils se sont contentés des 500.000 ariary. Ils s’en sont par ailleurs pris aux propriétaires des lieux en les agressant sans ménagement, voire en tuant par balle le chef de famille », poursuit-on.

ATs.

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